Suisse: 28 morts, dont 22 enfants, dans un accident de car

Publié le par actu

L'autocar, qui transportait essentiellement des enfants belges, s'est encastré dans la paroi d'un tunnel autoroutier dans le canton du Valais.
Canton de Valais (Suisse), le 14 mars. Un accident de bus a fait 28 morts, dont 22 enfants, mardi soir.
Canton de Valais (Suisse), le 14 mars. Un accident de bus a fait 28 morts, dont 22 enfants, mardi soir. | AFP/Sébastien Feval
Vingt-huit personnes, dont 22 enfants, ont trouvé la mort mardi soir dans un accident d'autocar survenu à Sierre, dans le canton du Valais, au sud de la Suisse, a annoncé l'agence suisse SDA-ATS.

Le car, immatriculé en Belgique, circulait en direction de Sion.
 Pour une raison indéterminée, l'autocar s'est déporté sur sa droite et a heurté la bordure de la chaussée. Il a ensuite percuté de plein fouet un mur en béton situé à l'extrémité d'une place de secours. Ce choc frontal a été d'une extrême violence. L'avant de l'autobus a été fortement endommagé, bloquant de nombreux occupants.

Deux classes revenaient de vacances de neige


L'autocar transportait 52 personnes, soit deux classes, en provenance des Flandres, des villes de Lommel et d'Heverlee. Les enfants, âgés d'une douzaine d'années, revenaient de vacances de neige dans le Val d'Anniviers et s'apprêtaient à rentrer en Belgique. Les deux chauffeurs ont péri dans l'accident.
 
De très importants moyens sanitaires, des pompiers et des policiers ont été immédiatement envoyés sur place.
L'autoroute a été fermée dans les deux sens. Plusieurs personnes ont dû être désincarcérées. Les blessés ont été transportés par hélicoptère et ambulance dans différents centres hospitaliers. L'identification formelle des victimes est en cours.

La compagnie avait excellente réputation

La compagnie de transport belge dont l'un des autocars a été victime de ce terrible accident en Suisse avait une «excellente réputation», a déclaré mercredi le ministre belge des Transports, Melchior Wathelet.

«La société Toptours, basée à Aarschot (centre), jouit d'une excellente réputation, elle a toujours respecté les règles« de sécurité, a déclaré Melchior Wathelet à la radio publique belge RTBF.

Les deux chauffeurs, morts dans l'accident, étaient «arrivé la veille» en Suisse et donc les «temps de conduite ont été respectés», a-t-il ajouté, précisant que le car datait de 2002.



«En raison de la gravité des faits, le ministre des Affaires étrangères a décidé d’ouvrir le Centre de crise», a annoncé un porte-parole du ministère Affaires étrangères belge, rapporte le quotidien belge Le Soir. Un numéro d'urgence a été activé au Centre de crise. «En attendant, les familles peuvent contacter le numéro de la police suisse (0041/848.112.117)», a indiqué le porte-parole. 

«Tous les intervenants ont été choqués par ce qu'ils ont vécu»

Au cours d'une conférence de presse tenue tôt mercredi matin, le commandant de la police valaisanne a déclaré qu'il s'agissait d'une tragédie «sans précédent». Même les sauveteurs, pourtant aguerris, ont été bouleversés, a-t-il ajouté.

«Ce drame va bouleverser toute la Belgique», a déclaré l'ambassadeur de Belgique en Suisse Jan Luykx, cité par l'agence ATS. Toutes les victimes viennent de deux provinces de la Belgique flamande, le Brabant et le Limbourg. «Je n'ai jamais vécu ça. L'ampleur de l'accident est difficile à digérer (...) pour le moment je me concentre sur des aspects pratiques», a-t-il ajouté, «l'émotionnel viendra lors des rencontres avec les familles».

Plusieurs d'entre elles sont attendues en Valais où une cellule psychologique a été mise en place pour les soutenir. Le président du gouvernement du canton du Valais Jacques Melly a fait part de son «immense tristesse» et de sa «profonde émotion». Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et adressé ses remerciements aux sauveteurs qui ont oeuvré «dans des conditions très difficiles».

Selon le médecin chef de l'Organisation cantonale valaisanne de secours (OCVS), Jean-Pierre Deslarzes, «tous les intervenants ont été choqués par ce qu'ils ont vécu».

AUDIO. «Il y a beaucoup d'émotion, les secours sont très choqués», raconte Jean Marie Bornet, chef de l'information police du Valais en Suisse.



LeParisien.fr

 

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