Accident de car en Suisse : les parents des écoliers effondrés
Lommel (Belgique), le 14 mars. Des parents d'écoliers arrivent à l'école de Lommel, au lendemain de l'accident de car qui a coûté la vie à 22 enfants en Suisses.
| AFP/ YORICK JANSENS
| AFP/ YORICK JANSENS
L'école primaire Sint-Lambertus d'Heverlee, dans le centre de la Belgique, était sous le choc mercredi, après le tragique accident dans la nuit d'un autocar qui ramenait ses élèves de vacances à la neige en Suisse. Vingt-quatre enfants âgés de 11 ou 12 ans, leur instituteur et une monitrice de cette petite école catholique située dans la banlieue de Louvain se trouvaient à bord du car qui a percuté un mur dans un tunnel à Sierre, dans le Valais, a expliqué le curé de l'école, le père Dirk De Gendt. Des 24 élèves de Sint-Lambertus, «16 ont des blessures diverses, des fractures des bras ou des jambes, mais ils sont vivants», tandis qu'il n'y a «pas de nouvelles» des huit autres, a expliqué le père De Gendt, qui connaît bien la plupart des enfants, qui préparaient avec lui leur communion solennelle.
Les premiers parents de l'école d'Heverlee sont arrivés vers 7 heures à l'école
L'instituteur et la monitrice sont décédés dans l'accident, a précisé Dirk De Gendt, présent à l'école depuis le début de la matinée pour soutenir les parents et les élèves. L'instituteur était un type «très dynamique», a expliqué une membre de la direction de l'école, en parlant d'une «grande tristesse» au sein de l'établissement.
L'accident de l'autocar qui avait 52 personnes à bord, a fait au total 28 morts, six adultes (dont les deux chauffeurs) et 22 enfants. Les autres victimes venaient d'une école de Lommel (nord-est), à proximité de la frontière néerlandaise. Ces vacances étaient organisées par l'enseignement catholique flamand.
Les premiers parents de l'école d'Heverlee, prévenus par téléphone, sont arrivés vers 7 heures à l'école. Certains sont repartis à la maison chercher un bagage pour se rendre à l'aéroport militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, où un avion devait les amener en Suisse en milieu de journée. Ils doivent arriver en milieu d'après-midi en Suisse, grâce à deux avions militaires mis à leur disposition.
«Les parents qui savent que leur enfant est vivant sont soulagés, mais pour les autres c'est terrible»
Des parents, le visage fermé, retournaient à l'école muni d'une petite valise ou d'un sac de voyage. Ils ont retrouvé les autres parents, ainsi que le bourgmestre (maire) de Louvain, Louis Tobback, à l'intérieur de l'école, dont l'accès était interdit à la presse.
«Les parents qui savent que leur enfant est vivant sont soulagés, mais pour les autres c'est terrible. Ils sont là, assis à l'intérieur, sans savoir grand-chose», a souligné le père De Gendt. Un membre de la direction va accompagner les parents en Suisse.
Les autres élèves, dont des petits frères et soeurs des victimes, ont repris les cours, «parce que c'est mieux de continuer une vie normale plutôt que de rester sans rien faire», a expliqué le père De Gendt. Une cellule psychologique a été mise à disposition des proches des victimes au sein de l'école. Le roi Albert II s'est déclaré profondément choqué et rencontrera les familles avant leur départ vers la Suisse prévu à la mi-journée, selon les autorités.
VIDEO. Les familles embarquent à l'aéroport de Melsbroek, direction la Suisse.
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Des parents, le visage fermé, retournaient à l'école muni d'une petite valise ou d'un sac de voyage. Ils ont retrouvé les autres parents, ainsi que le bourgmestre (maire) de Louvain, Louis Tobback, à l'intérieur de l'école, dont l'accès était interdit à la presse.
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