Paris : le bijoutier abat son braqueur
Un homme qui tentait de braquer une bijouterie hier à Paris a été tué par balles par le propriétaire de la boutique. Une affaire qui illustre la recrudescence et la violence des vols à main armée contre ces commerces.
AVENUE DE LA MOTTE-PIQUET, PARIS (VIIe), HIER. Vers 17 h 30, le bijoutier est sorti de sa boutique, protégé par un cordon policier et caché par un drap blanc.
| (LP/CÉLINE CAREZ.
| (LP/CÉLINE CAREZ.
«Légitime défense? » Le mot s’est murmuré tout l’après-midi entre les commerçants atterrés et incrédules de la chic avenue parisienne. Hier, un braquage a tourné au drame. A 14h55, un malfaiteur est entré dans une petite bijouterie, avenue de la Motte-Piquet, derrière le Champs-de-Mars et la tour Eiffel. « C’est un petit commerce tout sombre qui ne paye pas de mine », précise la coiffeuse d’à côté.
Le braqueur a menacé le commerçant de son arme de poing pour qu’il lui remette ses bijoux. Le bijoutier a sorti son arme et tiré plusieurs coups en direction du voleur, qu’il a abattu. Le braqueur, âgé de 52 ans, « plutôt une petite frappe. On n’est pas dans le grand banditisme », dit une source proche de l’enquête, est décédé sur place. Selon la même source, « le bijoutier avait un port d’armes ».
Pendant cinq heures, tout le bas de l’avenue a été bloqué. Pompiers, médecin légiste, polices judiciaire et scientifique se sont relayés à l’intérieur du périmètre de sécurité. Les commerçants ont été confinés dans leur boutique derrière des rubans siglés police et les badauds éloignés. La petite bijouterie, recouverte de draps blancs par les policiers, a été passée au peigne fin par la police scientifique ainsi que la cabine téléphonique, située à quelques mètres, dans laquelle, d’après plusieurs témoins, un présumé complice aurait fait le guet.
Une voisine a pris une photo avec son téléphone
« On ne comprend pas, lâche Samia Hammou, directrice d’une agence immobilière toute proche. On ne rentre pas comme ça dans sa bijouterie. Il faut sonner et il vous ouvre. » Le commerçant, âgé de 60 ans, était connu pour être un homme « très discret, sans histoire, précise la coiffeuse. Ça fait plus de trente ans qu’il travaille dans le quartier. Il est veuf ». « Il vend surtout des bijoux en or. Dans le quartier, certains lui amènent des pierres précieuses », ajoute une autre femme.
Vers 17h30, le bijoutier, « très choqué », précise un enquêteur, est sorti de sa boutique, protégé par un cordon policier et caché par un drap blanc. Il s’est engouffré dans une voiture de police banalisée et a été emmené en garde à vue. L’enquête a été confiée au 3e district de police judiciaire. Les enquêteurs devront reconstituer minutieusement le scénario afin d’établir si le braqueur avait un complice et surtout s’il y a eu ou non légitime défense. Le braqueur a-t-il tiré? Une voisine a pris une photo avec son téléphone « d’un homme étrange qui semblait faire le guet », ajoute Samia Hammou. La police a récupéré le cliché.
A 19 heures, la dépouille du braqueur a été sortie sur un brancard. Le corps a été emmené à l’Institut médico-légal et sera autopsié. Aujourd’hui, tous les commerçants sont convoqués par la police judiciaire.
En avril 2011, un bijoutier avait été abattu lors du braquage de son magasin. Depuis plusieurs mois, dans un contexte de flambée de l’or, la police s’inquiète de la recrudescence de ce type de braquages.
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Le braqueur a menacé le commerçant de son arme de poing pour qu’il lui remette ses bijoux. Le bijoutier a sorti son arme et tiré plusieurs coups en direction du voleur, qu’il a abattu. Le braqueur, âgé de 52 ans, « plutôt une petite frappe. On n’est pas dans le grand banditisme », dit une source proche de l’enquête, est décédé sur place. Selon la même source, « le bijoutier avait un port d’armes ».
Pendant cinq heures, tout le bas de l’avenue a été bloqué. Pompiers, médecin légiste, polices judiciaire et scientifique se sont relayés à l’intérieur du périmètre de sécurité. Les commerçants ont été confinés dans leur boutique derrière des rubans siglés police et les badauds éloignés. La petite bijouterie, recouverte de draps blancs par les policiers, a été passée au peigne fin par la police scientifique ainsi que la cabine téléphonique, située à quelques mètres, dans laquelle, d’après plusieurs témoins, un présumé complice aurait fait le guet.
Une voisine a pris une photo avec son téléphone
« On ne comprend pas, lâche Samia Hammou, directrice d’une agence immobilière toute proche. On ne rentre pas comme ça dans sa bijouterie. Il faut sonner et il vous ouvre. » Le commerçant, âgé de 60 ans, était connu pour être un homme « très discret, sans histoire, précise la coiffeuse. Ça fait plus de trente ans qu’il travaille dans le quartier. Il est veuf ». « Il vend surtout des bijoux en or. Dans le quartier, certains lui amènent des pierres précieuses », ajoute une autre femme.
Vers 17h30, le bijoutier, « très choqué », précise un enquêteur, est sorti de sa boutique, protégé par un cordon policier et caché par un drap blanc. Il s’est engouffré dans une voiture de police banalisée et a été emmené en garde à vue. L’enquête a été confiée au 3e district de police judiciaire. Les enquêteurs devront reconstituer minutieusement le scénario afin d’établir si le braqueur avait un complice et surtout s’il y a eu ou non légitime défense. Le braqueur a-t-il tiré? Une voisine a pris une photo avec son téléphone « d’un homme étrange qui semblait faire le guet », ajoute Samia Hammou. La police a récupéré le cliché.
A 19 heures, la dépouille du braqueur a été sortie sur un brancard. Le corps a été emmené à l’Institut médico-légal et sera autopsié. Aujourd’hui, tous les commerçants sont convoqués par la police judiciaire.
En avril 2011, un bijoutier avait été abattu lors du braquage de son magasin. Depuis plusieurs mois, dans un contexte de flambée de l’or, la police s’inquiète de la recrudescence de ce type de braquages.
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