Défaite de l'UMP, victoire de l'abstention

Publié le par actu

Une personne lit un document en attendant les électeurs le 14 mars 2010 à Melle dans l'un des bureaux de vote installés pour le premier tour des élections régionales.

Une personne lit un document en attendant les électeurs le 14 mars 2010 à Melle dans l'un des bureaux de vote installés pour le premier tour des élections régionales./A.JOCARD/AFP

REGIONALES - Le parti présidentiel n'a pas réussi à s'imposer au premier tour, malgré sa stratégie de parti unique...

Une grosse claque. Alors qu'il espérait, fort de sa stratégie de parti unique, dépasser les 30% des voix au premier tour, l'UMP ne totalise, selon les différents instituts de sondage à 20 heures, que de 26% des voix au niveau national à 29%. Pire, il resterait derrière le PS. (29,1% pour le PS contre 27,3% pour l'UMP selon  Opinionway). Un résultat qui traduit non seulement la désaffection des électeurs de droite, mais surtout l'échec de la strrégie de parti unique imposé par Nicolas Sarkozy.

 

Si les prévisions des sondeurs se confirment, le PS peut donc crier victoire en ce premier tour des régionales. D'autant plus qu'il dispose d'une réserve de voix aussi bien à gauche qu'au centre. Les socialistes et ses futurs alliés ont cependant peu de temps pour se mettre d'accord sur une liste commune et un programme: les listes pour le second tour doivent être déposer au plus tard mardi à 18 heures en préfecture.

 

Europe écologie troisième force politique du pays

Autre gagnant du scrutin, le Front national, qui passe allègrement la barre des 10% quand il était crédité ces derniers mois, au niveau national de 9% des voix. Europe écologie peut aussi sabler le champagne, avec plus de 13% des voix, même si c'est moins que ses 16,28% d'es Européennes il y a un an, le mouvement devient la 3ème force politique française. Ce qui faisait visiblement très plaisir, ce dimanche soir à Daniel Cohn-Bendit.


>> Pour voir les résultats définitfs en temps réels, c'est par là

Côté MoDem, l'heure est aussi à la désolation. Oscillant selon les instituts de sondage autour de la barre de 5% des voix, le parti de François Bayrou n'est même pas certain de pouvoir se qualifier pour le second tour.

Cela dit, même si la gauche sourit ce soir, le seul grand vainqueur reste l'abstention. Avec 52% , voire 52,50% de taux d'abstention selon les instituts de sondage, c'est bien plus qu'en 1998 (42% le précédent record). Et c'est le signe que les électeurs, désabusés, n'ont pas pris la peine de se déplacer

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