Voici ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Hollande sur France 2
Deux semaines à peine après son entrée en fonctions, François Hollande a accordé, mardi soir, sur France 2, son premier entretien télévisé en tant que chef de l'Etat.
Sur le volet économique, le président n’a eu qu’un seul mot d’ordre : maintenir les engagements pris pendant la campagne présidentielle.
Alors que la question d’une hausse du Smic divise patronat et syndicats, François Hollande a confirmé qu’il y aurait bien un "coup de pouce", sans toutefois donner de précisions sur son ampleur.
"Il devra rattraper ce qui n'a pas été accordé cette dernière année, il devra aussi veiller à ce que ça ne déstabilise pas les entreprises", a précisé le chef de l’Etat, s’engageant à respecter cette promesse de campagne.
Expliquant les remplacements annoncés dans la police, François Hollande a dit qu'"ils seront remplacés non par des proches, des intimes, des obligés, mais par des hauts fonctionnaires de qualité parce que je veux assurer la sécurité de mes concitoyens, mais je veux que la police soit une institution respectée". "Il y avait des hauts fonctionnaires de qualité, très proches de mon prédécesseur, dans un domaine qui est essentiel, la police, la sécurité, ils seront tous mis devant une autre responsabilité, il y aura un reclassement de ces fonctionnaires", a-t-il prévenu.
François Hollande est notamment revenu sur sa décision, le matin même, de demander le départ de l'ambassadeur de Syrie en France.
"Je ne pouvais pas rester sans réaction par rapport à ce qui s'est passé en Syrie, les massacres, et nous avons convenu de notre action avec nos collègues européens" a-t-il expliqué. Les démocraties occidentales ont choisi de durcir leur position en représailles au massacre de Houla.
En plus de la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie, les Etats-Unis et le Canada ont fait de même.
Interrogé sur la lettre ouverte de l'écrivain Bernard-Henri Lévy qui pose la question d'une intervention militaire en Syrie, M. Hollande a indiqué qu'"une intervention armée" n'était "pas exclue", "à condition qu'elle se fasse dans le respect du droit international, c'est-à-dire dans une délibération du Conseil de sécurité" de l'ONU.