Rencontre Sarkozy-Obama: G8, G20 et terrorisme au menu
Les couples Sarkozy et Obama à Strasbourg le 3 avril 2009 Jim Young / Reuters
DIPLOMATIE - Le contexte international est chargé...
Le président français Nicolas Sarkozy est attendu lundi à Washington où il doit s'entretenir avec son homologue américain Barack Obama des G20 et G8, des questions internationales mais aussi du problème du terrorisme islamiste, au moment où deux otages français viennent d'être tués au Niger.
Nicolas Sarkozy devrait arriver dans la capitale américaine en fin de matinée, en provenance de Guadeloupe, accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy et des ministres des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie et de l'Economie Christine Lagarde.
Un entretien de cinquante minutes entre les deux chefs d'Etat est prévu en milieu de journée, suivi d'un déjeuner de travail. Entre ces deux rendez-vous, Nicolas Sarkozy et Barack Obama feront une déclation conjointe à la presse. Carla Bruni-Sarkozy et Michelle Obama déjeuneront de leur côté ensemble.
L'entretien sera consacré aux G8 et G20, forums des principales puissances économiques, présidés cette année par la France. Les questions internationales - Côte d'Ivoire, Iran, Proche-Orient, Pakistan/Afghanistan- seront abordées lors du déjeuner.
La lutte contre le terrorisme islamiste devrait tenir une large place dans les discussions entre les deux présidents, alors que cette question a resurgi en France avec la mort de deux jeunes français, enlevés vendredi au Niger, probablement par la branche maghrébine d'Al-Qaïda, Aqmi, et tués samedi, au cours d'une opération militaire franco-nigérienne à la frontière du Mali.
Sur la plan économique, le président français vient tester auprès de son homologue américain les objectifs de sa présidence des G20 et G8, notamment l'établissement d'un nouvel ordre monétaire international et une nouvelle gouvernance planétaire, pour laquelle il réclame «plus de multilatéralise».
C'est la première fois que Nicolas Sarkozy revoit le président Obama depuis la révélation par WikiLeaks de câbles diplomatiques américains le décrivant comme «viscéralement» pro-américain,«pragmatique brillantv et «innovant» mais aussi «autoritairev et «susceptible».