Libye : Sarkozy prêt à partir jeudi pour Benghazi et Tripoli
L'Elysée a tout fait pour conserver la surprise jusqu'au dernier moment. Nicolas Sarkozy prépare depuis plusieurs jours déjà, dans le plus grand secret, une visite surprise en Libye ce jeudi. «Rien n'est fait encore», temporise son entourage, car la visite est à hauts risques et sera très sécurisée. Le chef de l'Etat, qui fut l'initiateur de l'intervention de l'OTAN contre le colonel Kadhafi, veut se rendre à Benghazi, fief des insurgés dans l'est du pays, mais aussi à Tripoli, la capitale libérée fin août. Dans le pays, des combats sporadiques se poursuivent, mais il n'y a plus guère de snipers à Tripoli.
Sur place, Sarkozy rencontrera les nouvelles autorités du Conseil national de transition: le président du CNT Moustapha Abdeljalil et le Premier ministre Mahmoud Djibril, tous deux venus à Paris le 1er septembre pour le
sommet «des amis de la Libye libre». Le chef de l'Etat entend leur faire passer un message sur le choix de la démocratie et le refus du péril islamiste.
Des arrières-pensées de politique intérieure
Si Sarkozy a décidé de ne pas attendre la capture du «Guide suprême» Kadhafi, comme il l'avait d'abord indiqué, c'est aussi parce que la compétition s'annonce acharnée pour les entreprises françaises, notamment avec les Etats-Unis, qui lorgnent sur les juteux contrats pétroliers.
A sept mois de la présidentielle, cette visite n'est pas exempte d'arrière-pensées de politique intérieure. Si elle est maintenue, elle tombera le jour même du premier débat télévisé entre les candidats à la primaire socialiste. Pour le «chef de guerre» Sarkozy, elle aura de petits airs de tournée de récolte des lauriers. Une image n'a pas échappé à
l'Elysée ces dernières semaines: celle d'un panneau publicitaire en Libye, montrant le visage du président français, avec le slogan «thanks France».
Sur place, Sarkozy rencontrera les nouvelles autorités du Conseil national de transition: le président du CNT Moustapha Abdeljalil et le Premier ministre Mahmoud Djibril, tous deux venus à Paris le 1er septembre pour le
sommet «des amis de la Libye libre». Le chef de l'Etat entend leur faire passer un message sur le choix de la démocratie et le refus du péril islamiste.
Des arrières-pensées de politique intérieure
Si Sarkozy a décidé de ne pas attendre la capture du «Guide suprême» Kadhafi, comme il l'avait d'abord indiqué, c'est aussi parce que la compétition s'annonce acharnée pour les entreprises françaises, notamment avec les Etats-Unis, qui lorgnent sur les juteux contrats pétroliers.
A sept mois de la présidentielle, cette visite n'est pas exempte d'arrière-pensées de politique intérieure. Si elle est maintenue, elle tombera le jour même du premier débat télévisé entre les candidats à la primaire socialiste. Pour le «chef de guerre» Sarkozy, elle aura de petits airs de tournée de récolte des lauriers. Une image n'a pas échappé à
l'Elysée ces dernières semaines: celle d'un panneau publicitaire en Libye, montrant le visage du président français, avec le slogan «thanks France».
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