La grève dans l'aérien sera reconduite lundi

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Le secteur aérien est en proie depuis vendredi à un important mouvement de grève des agents de sûreté aéroportuaire, chargés du contrôle avant l'embarquement.
Le secteur aérien est en proie depuis vendredi à un important mouvement de grève des agents de sûreté aéroportuaire, chargés du contrôle avant l'embarquement. | (LP/JEAN-BAPTISTE QUENTIN.)
Le trafic aérien en France sera encore fortement perturbé lundi, alors que les agents de sûreté ont reconduit leur mouvement de grève lundi après des discussions infructueuses avec le patronat sur leurs salaires.
Le mouvement, qui a débuté vendredi, perturbe très fortement le trafic à Lyon (Rhône) où tous les vols ont été annulés dimanche matin, et seule la moitié d'entre eux assurés dans l'après-midi. Des retards sont aussi à prévoir à Roissy et Toulouse (Haute-Garonne).

Echec des négociations

Christine Hamiani, déléguée CGT Brink's (employeur des grévistes) à Roissy, a annoncé dimanche après-midi «l'échec total de la tentative de négociation qui avait été ouverte par le Syndicat des entreprises aéroportuaires (Sesa, patronat)», et donc la reconduite de la grève.

Le Sesa avait convié les organisations syndicales à une réunion à Roissy en début d'après-midi. Celle-ci a duré une trentaine de minutes et s'est avérée «stérile», selon la syndicaliste. «Ils ne nous ont rien proposé de sérieux, si ce n'est éventuellement de nous voir demain (lundi) pour mettre en place un calendrier de négociations, sous réserve que nous reprenions le travail», a-t-elle expliqué. «Nous avons tous refusé, nous sommes sortis, et la grève est prolongée», a-t-elle ajouté, précisant que les syndicats réclamaient «des propositions salariales concrètes».

L'employeur des grévistes sommé de réagir

La direction de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, le plus touché par la grève, a exhorté dimanche la Brink's à trouver «une solution» pour mettre fin au mouvement. «Nous demandons à ce que la société Brink's trouve une solution pour rétablir une qualité de service tout à fait correcte», a déclaré à le directeur général d'Aéroports de Lyon, Philippe Bernand, au troisième jour de cette grève très suivie. Le responsable du quatrième aéroport français a indiqué qu'il n'avait «aucune visibilité sur une amélioration de la situation» à Lyon.

Dimanche, comme samedi, aucun vol n'a décollé dans la matinée et un vol sur deux devrait être assuré dans l'après-midi à Saint-Exupéry, soit 46 vols sur les 125 initialement prévus sur l'ensemble de la journée. Cinq départs devraient être déroutés vers d'autres aéroports.

Cellule de crise à Lyon

« Nous avons une cellule de crise dans laquelle travaillent les compagnies aériennes, les assistants, les services de l'Etat et l'aéroport, pour améliorer la fluidité, "rerouter" des passagers au travers d'autres aéroports et, troisièmement, être présent dans les aérogares pour aider les passagers à passer ces moments difficiles», a détaillé Philippe Bernand. Selon Nicolas Cousin, délégué CGT de la Brink's,«le mouvement s'est durci, dans le sens où toutes les entreprises (NDLR : ICTS France, Securitas, Brink's, Alyzia Sûreté, I Sec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus) sont vraiment motivées et solidaires entre elles au niveau national.»




LeParisien.fr

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