Enzo, 2 ans, avait été battu à mort par le petit ami de sa mère

Publié le par actu

 Un maître-chien de 32 ans comparaît devant la cour d’assises de Seine-et-Marne pour le meurtre, en 2008, du fils de sa compagne, qu’il est accusé d’avoir roué de coups. La mère, poursuivie pour non-empêchement de crime, n’était pas intervenue.
Enzo avait 26 mois lorsqu’il a succombé aux coups du compagnon de sa mère. L’homme encourt trente ans de réclusion criminelle.
Enzo avait 26 mois lorsqu’il a succombé aux coups du compagnon de sa mère. L’homme encourt trente ans de réclusion criminelle. | (DR.)
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C’est au rythme des souffrances d’Enzo, un petit garçon de 26 mois battu à mort en mai 2008 par le nouveau compagnon de sa mère, que les jurés de la cour d’assises de Seine-et-Marne vont vivre à partir de ce matin et tout au long de la semaine. Julien Chevalier, un maître-chien de 32 ans, comparaît pour homicide volontaire. Il encourt trente ans de réclusion criminelle.
La mère de l’enfant martyr, Cécile Sergent, 28 ans, elle, répondra de non-empêchement de crime. Elle risque une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement.

Le drame, atroce, est d’autant plus injuste qu’il aurait sans doute pu être évité ; il remonte au 31 mai 2008, dans un appartement de Nemours où Enzo se trouve avec sa mère et le nouveau compagnon de celle-ci. Parce qu’il ne supporte pas que le petit garçon « chouine », le maître-chien, qui a fumé deux joints, se déchaîne sur l’enfant à coups de pied, de poing, mais aussi avec une laisse, un balai et même un pistolet à billes. « J’ai voulu le faire obéir, comme je le fais avec mes chiens », lancera-t-il aux enquêteurs après son interpellation.

Il avait fait l’objet d’un signalement

Constatant le décès de l’enfant de sa compagne, il suggère de dire « aux pompiers, le lendemain, qu’on l’a retrouvé mort comme ça » ! Cécile Sergent alerte malgré tout les secours.

Lorsque les policiers entrent dans l’appartement, vers 23 heures, les médecins du Samu sont en train de faire un massage cardiaque sur Enzo. Il présente déjà des traces brunes au niveau du visage et du corps. Il ne survivra pas. Son décès est enregistré à 23h45, Dix jours plus tôt, il avait fait l’objet d’un signalement pour suspicion de maltraitance par les médecins du centre hospitalier de Fontainebleau. Le 19 mai, à la suite d’un appel de la nourrice au père d’Enzo, l’enfant avait été hospitalisé car il avait mal à une jambe et ne marchait plus. Des hématomes et de nombreuses ecchymoses sont relevés sur le crâne, la joue ou la nuque.

Cécile Sergent a dit ne jamais avoir vu son compagnon frapper Enzo. Et pourtant, le jour du drame, alors que la porte de la salle de bains est fermée, elle aurait compris que Julien était violent avec l’enfant. Pourtant, à aucun moment elle n’a tenté un geste pour empêcher ces violences. Immature, elle se serait trouvée sous l’emprise de Julien Chevalier, un homme décrit comme violent par son entourage et qui multipliait les relations amoureuses. Au cours de l’instruction, l’une des ex-concubines de ce père de deux enfants a déclaré « qu’il était accro aux drogues et, un jour, lui avait planté une fourchette dans une jambe et l’avait aspergée de café bouillant ». Le verdict est attendu vendredi soir.


Le Parisien

 

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Publié dans actualité juridique

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