Ayrault : «La justice continue son travail pour Guérini»
Le Premier ministre effectue un déplacement de deux jours dans la cité phocéenne, sur fond de problèmes de sécurité.
Ce mardi matin, Jean-Noël Guérini, mis en examen dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux, est revenu sur cette rencontre. Sur Europe 1, il l'assure : «C'était très très bien.» Un peu plus tard, le Premier ministre, invité par la même radio, rétorque : «La justice continue son travail pour lui comme pour les autres.» Le chef du gouvernement justifie cet entretien en rappelant qu'il s'est déplacé à Marseille pour «voir les élus» et «mobiliser».
Le président du conseil général des Bouches-du-Rhône est-il toujours un paria au sein du PS ? Interrogé , Guérini répond par un pirouette : «La vie politique n'est pas un long fleuve tranquille.» L'ancien numéro un de la fédération du PS des Bouches-du-Rhône affirme que Jean-Marc Ayrault et lui n'ont «pas parlé des problèmes personnels», et sous-entend qu'aujourd'hui les relations avec ses camarades socialistes se sont améliorées. Même s'il confesse qu'il n'était «pas en odeur de sainteté à l'époque, il y a un an».
A-t-il une préférence pour Harlem Désir ou Jean-Christophe Cambadélis pour remplacer Martine Aubry, à la tête du PS ? «Si c'est Harlem Désir tant mieux pour le PS, rétorque Jean-Noel Guérini. Mais laissons l'annonce à Martine Aubry, Harlem Désir est venu samedi à la fête de la Rose, et ca s'est très bien passé !»
Cet entretien avec le Premier ministre revêtait un caractère particulier puisque M. Guérini, mis en examen dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux, est depuis des mois persona non grata parmi les socialistes, qui se sont longtemps opposés à son sujet. Le sénateur, qui a depuis mis 100 millions d'euros sur la table pour aider Marseille, a souhaité «un débat apaisé sur la métropole», disant avoir «entendu avec satisfaction que rien n'était figé» en la matière.