Affaire DSK: Nouvelles révélations sur le séjour de Strauss-Kahn au Sofitel
Un policier de l'unité scientifique de New York à l'entrée de l'hôtel Sofitel à New York, où a séjourné Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai 2011. John Minchillo/AP/SIPA
ENQUÊTE - La nuit précédant son arrestation...
Chaque jour apporte son lot de révélations dans l'affaire DSK. Ce vendredi, c'est l'emploi du temps présumé de l'ex-patron du FMI avant son arrestation qui est dévoilé par le New York Times dans un article intitulé «Les péchés mortels du mois: La luxure et la cupidité». On y apprend que deux employées de l'hôtel Sofitel de Manhattan ont affirmé à la police avoir été invitées, séparément, par Dominique Strauss-Kahn à venir dans sa suite, ce qu'elles ont refusé de faire, la nuit précédant son arrestation.
Le journal ajoute qu'outre ces deux employées, une caméra vidéo a filmé cette même nuit l'ancien patron du FMI «monter dans un ascenseur vers 1h20 avec une femme qui ne travaillait pas à l'hôtel».
Cette personne a pu être identifiée, mais «elle a refusé de répondre aux questions des enquêteurs» sur le but de sa visite, poursuit le New York Times, citant une source policière sous le couvert de l'anonymat.
Ces différents faits se sont produits dans la nuit du vendredi 13 mai au samedi 14 mai. Au matin, Dominique Strauss-Kahn a commandé un petit-déjeuner pour une seule personne à 9h24, indique le New York Times.
DSK a été interpellé quelques heures plus tard samedi, après une plainte d'une femme de chambre de l'hôtel qui l'accuse de crimes sexuels.
Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole le 1er juillet. Le récit erroné de la femme de chambre, révélé par le bureau du procureur de Manhattan Cyrus Vance à l'occasion d'une audience le 1er juillet, paraît compromettre la tenue d'un procès de Dominique Strauss-Kahn, tandis qu'un abandon pur et simple des charges semble désormais possible.
Le bureau du procureur a indiqué mercredi que l'enquête se poursuivait et que les charges étaient maintenues, à l'issue d'une réunion avec les avocats de l'ex-patron du FMI.