WikiLeaks: Les prochaines révélations pourraient concerner Guantanamo

Publié le par actu

Un détenu entouré de gardiens, le 17 janvier 2002 à Guantanamo

Un détenu entouré de gardiens, le 17 janvier 2002 à Guantanamo Roberto Schmidt AFP/Archives

MONDE - Ce qui pourrait compliquer un peu plus la vie de la diplomatie américaine...

Julian Assange avait promis des révélations sur une banque américaine pour janvier. En attendant, il pourrait choisir une autre cible: Guantanamo, en montrant que certains détenus ont été remis en liberté bien qu'ils soient jugés dangereux.

 

Le gouvernement, toujours aux prises avec les conséquences de la divulgation de 250.000 notes du département d'Etat, s'efforce depuis deux ans de fermer le centre de détention installé sur la base américaine de Cuba, conformément aux promesses de campagne de Barack Obama.

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks écroué mardi en Grande-Bretagne sur la base d'un mandat d'arrêt émis en Suède où il est recherché pour viol, a fait savoir à la presse qu'il s'était procuré un grand nombre de rapports sur les terroristes présumé détenus sur la base, également nommée Gitmo. Il s'agirait du quatrième lot de documents officiels divulgué par le site.

«Il a les dossiers personnels de tous les prisonniers de Gitmo», a déclaré l'un des interlocuteurs de Julian Assange, qui a eu affaire avec lui dans le courant de l'année. Interrogé sur le sujet, des représentants du Pentagone et des services de renseignement américains se sont refusés à tout commentaire.

«Evaluation de la menace»

Rien n'indique pour le moment que certains organes de presse aient eu la primeur de ces documents, comme ce fut le cas avec les notes du département d'Etat divulguées récemment, dit-on de sources informées.

Au sein de l'administration américaine, certains craignent que le dernier lot ne contienne des «threat assessements» (évaluation de la menace), documents établis par les services de renseignement pour évaluer le risque de voir le détenu reprendre une activité terroriste en cas de remise en liberté.

Leur publication pourrait notamment mettre en péril les sources et les méthodes des agences de renseignement et plonger Washington dans l'embarras s'il s'avère que des détenus libérés ont effectivement été impliqués par la suite dans des attentats contre des intérêts américains.

On ignore quelle période couvre les documents qui seraient en possession de WikilLeaks.

Le centre de détention de Guantanamo a été créé pour les «combattants ennemis» capturés en Afghanistan, où l'armée américaine est intervenue peu après les attentats du 11 septembre 2001. A son arrivée à la Maison blanche, en janvier 2009, Barack Obama s'est engagé à le fermer dans l'année.

Des statistiques publiées cette semaine par la direction du renseignement américain montrent qu'un quart des 598 détenus relâchés de Guantanamo ont repris des «activités terroristes ou de guérilla» ou en sont soupçonnés.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article