vol Rio-Paris: un nouvel avion a connu des difficultés dans la zone

Publié le par actu

Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne
Des débris de l'AF447 récupérés par l'armée brésilienne/H.NEW / REUTERS

AVIATION - C'était fin novembre...

Le Bureau d'enquête et d'analyses (BEA) a ouvert une enquête sur un vol d'Air France Rio-Paris qui avait effectué une brusque descente pour éviter une zone de fortes turbulences le 29 novembre, a-t-il indiqué à l'AFP, confirmant une information du Figaro.

Un A330 d'Air France avait lancé ce jour-là un message d'urgence avant de changer d'altitude pour éviter une zone de très fortes turbulences entre Rio et Paris, au-dessus de l'Atlantique, où un autre A330 de la compagnie s'était abîmé en juin.

L'enquête sur ce vol peut permettre d'«avoir des informations qui peuvent être utiles dans le cadre de l'enquête» sur l'accident de l'AF447, a déclaré une porte-parole du BEA.

«Apporter un éclairage complémentaire sur l’accident»

«L'analyse de cet événement est susceptible d'apporter
un éclairage complémentaire sur l'accident survenu le 1er juin 2009 entre Rio de Janeiro et Paris», lit-on dans un communiqué mis en ligne sur le site Internet du BEA.

Air France «collabore pleinement avec le BEA», a indiqué de son côté une porte-parole de la compagnie aérienne.

Les perturbations se sont produites «exactement dans la même zone» que la disparition du vol Rio-Paris du 1er juin, selon le Figaro.

«Message radio d’urgence»

Air France avait expliqué début décembre sur son site internet qu'environ quatre heures après le décollage de Rio, le 29 novembre à 21H20 (locales), «les pilotes du vol AF445 (...) ont, en stricte application des procédures, effectué une descente normale pour éviter une zone de turbulences sévères et rejoindre un niveau de vol moins turbulent et plus confortable pour les passagers».

L'avion a émis un «message radio d'urgence» («mayday») pour indiquer qu'il changeait d'altitude de vol et descendre d'environ 600 mètres car il n'avait pu obtenir «une autorisation immédiate de la part du contrôle aérien» pour cette manoeuvre, avait ajouté Air France.

Le vol AF 445 du 29 novembre «serait passé du niveau 330 (33.000 pieds, soit 11.000 mètres) au niveau 280 (28.000 pieds, soit 8.500 mètres), soit une chute de 2.500 mètres», affirme pour sa part le Figaro. «Or, en cas de turbulences, la procédure ne prévoit de descendre que de 300 pieds, c’est-à-dire 100 mètres», ajoute le journal
.
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