Vigipirate : surveillance accrue jusqu'au 15 septembre

Publié le par actu

Conséquence des récents évènements dans le Sahel (Al Qaïda au Maghreb) vient d'ailleurs de nouveau de menacer la France de représailles, Matignon a décidé, non pas de relever niveau d'alerte Vigipirate ( rouge), mais d'intensifier la vigilance en certains lieux.

 
sécurité police Paris © TF1/LCI

Le plan Vigipirate a été ravivé pour la période estivale, face à "l'amplification de la menace islamiste", selon des consignes données par Matignon, ont indiqué lundi les services du Premier ministre, interrogés sur une lettre émanant de la préfecture de police. Cette lettre, dont l'AFP a eu copie, indique que François Fillon "a décidé de procéder à une adaptation de posture du plan Vigirate pour la période comprise entre le 2 août et le 15 septembre". Cette décision a été arrêtée "eu égard à l'amplification de la menace islamiste pesant sur les ressortissants et les intérêts français à l'étranger dans la zone sud du Sahel et dans la péninsule arabique, et considérant que le niveau de cette menace demeure élevé sur le territoire national", poursuit la missive signée du directeur de cabinet du préfet de police Jean-Louis Fiamenghi, au nom du préfet Michel Gaudin.
 
Vigipirate, dispositif sécuritaire anti-terrorisme, reste au niveau rouge (avant-dernier de la gradation), mais "les lieux de culte sensibles, les sites touristiques symboliques, les espaces accueillant de grands événements, les grands magasins et les grands centres commerciaux devront faire l'objet d'une vigilance particulière", selon la lettre. Selon Matignon, cet appel à une vigilance renforcée a été lancé notamment après l'annonce fin juillet de la mort de l'otage français dans le Sahel, Michel Germaneau.
 
Lundi on apprenait d'ailleurs dans un communiqué mis en ligne sur des forums islamistes qu'Al Qaïda au Maghreb islamique menace la France de représailles après le raid mené par les forces françaises et mauritaniennes qui a coûté la vie à six de ses membres, le 22 juillet dans le Sahara. L'AQMI présente le président Nicolas Sarkozy comme un "ennemi d'Allah". Il exhorte les tribus d'une région à cheval sur le Mali, le Niger,la Mauritanie et l'Algérie, à s'unir contre "les fils et agents de la France chrétienne". Le groupe, qui a dit avoir exécuté Michel Germaneau, un otage français de 78 ans, après l'échec du raid qui visait à le libérer, lance une mise en garde à Sarkozy : "A l'ennemi d'Allah Sarkozy, je dis : Vous avez manqué une occasion et ouvert la porte de l'horreur dans votre pays".

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