Roman Polanski est arrivé à Gstaad

Publié le par actu

Les journalistes se pressent devant le chalet de Roman Polanski, le 4 décembre 2009 à Gstaad
 
Les journalistes se pressent devant le chalet de Roman Polanski, le 4 décembre 2009 à Gstaad/JEAN-CHRISTOPHE BOTT/EPA/SIPA

PEOPLE - Deux berlines se sont présentées devant le chalet, vendredi midi...

Une arrivée digne d'une descente dans un palace. Vendredi, Roman Polanski  a été libéré sous caution comme prévu, vendredi. Il est arrivé dans son chalet de Gstaad peu avant 13h, dans l'une des deux berlines aux vitres teintées qui avaient été spécialement affrétées par les autorités suisses.

Le réalisateur n'est pas arrivé dans une maison vide. L'épouse du cinéaste Emanuelle Seigner est sur place, elle 
est d'ailleurs apparue à la fenêtre du chalet.


 
Sorti de prison, Roman Polanski est cependant loins d'être libre comme l'air. Assigné à résidence dans son chalet pour une durée indéterminée, il sera équipé d'un bracelet électronique qui transmettra ses moindres déplacements. Ceci en vue d'éviter une nouvelle fuite du réalisateur, qui avait quitté les Etats-Unis en 1978 avant la fin de son procès. Le réalisateur franco-polonais «s'est engagé à ne franchir à aucun moment les limites de sa propriété», a assuré vendredi le ministère suisse de la Justice.
 
Jeudi, Roman Polanski a été
déplacé de sa prison de Winterthour, où il était incarcéré depuis plus de deux mois, pour un endroit tenu secret. Un transfert organisé «pour des raisons de sécurité», selon le ministère suisse de la Justice. 

La ville mécontente

Le transfert de Roman Polanski à Gstaad est synonyme de battage médiatique, ce qui n’est pas du tout du goût de la petite station suisse, réputée pour son calme et ses prestigieux locataires. «Il va y avoir un vraie traque des médias. C'est très angoissant», a déclaré jeudi à 20 Minutes Hervé Témime, l'un des avocats du cinéaste.

Vendredi, le directeur de l'Office du tourisme de Gstaad s’est publiquement ému de l’arrivée massive des journalistes du monde entier, avouant être inquiet pour l'image de sa station. «On s'approche lentement d'une certaine saturation», a reconnu Roger Seifritz. Et cela ne fait sans doute que commencer.

Publié dans actualité juridique

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