Roland-Garros: Roger Federer, le briseur de rêve

Publié le par actu

Le Suisse Roger Federer, lors de sa victoire contre Novak Djokovic, en demi-finale de Roland-Garros, le 3 juin 2011

 

Le Suisse Roger Federer, lors de sa victoire contre Novak Djokovic, en demi-finale de Roland-Garros, le 3 juin 2011 C.Platiau/REUTERS

TENNIS - Le Suisse met fin à la série d'invincibilité du Serbe qui n'égalera pas McEnroe et ne deviendra pas numéro 1 mondial...

La terre du court Philippe-Chatrier a bien tremblé. A la nuit tombante, dans le clair obscur d'un début de soirée éblouissant, le Maître Roger a mis fin à son récital. En quatre sets d’une intensité rare, le Suisse a brisé l’invincibilité de Novak Djokovic qui n’égalera pas la série folle de John McEnroe, intouchable pendant 42 matchs. Le Serbe, qui avait aussi l’occasion de ravir à Rafael Nadal sa place de numéro 1 mondial en cas de victoire n’a pas assumé son statut de joueur imbattable.

Pour la première fois depuis un peu plus de six mois, il a goûté à une sensation inconnue. La défaite pourrait lui faire mal. Il n’en est rien. «Je ne regrette rien. Roger a fait un match exceptionnel et il n’y a pas de raisons de pleurer.» A t-il ressenti un surplus de pression vu les multiples enjeux du match? «Assurément.» A-t-il souffert du manque de luminosité en fin de match? «Pas vraiment.» Manqué de rythme après quatre jours de repos forcé après le forfait de Fognini? «Pas beaucoup plus.»

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Si le clan Djokovic doit reboucher le champagne et ranger les cotillons, le responsable se nomme d’abord Roger Federer. En champion, le Suisse a joué son meilleur tennis sur terre battue. Peut-être le meilleur depuis le Masters de Londres. Et sorti un très grand match. «L'un des plus grands de ma carrière. Dans mon top 3», souffle-t-il, à peine douché. Le Suisse est bien conscient d'avoir joué des «points de dingue, un jeu hyper physique» pour faire tomber le bourreau des Français en Coupe Davis.

Il fallait bien ça pour s’offrir une vingt-troisième finale en Grand Chelem et tenter de gagner la dix-septième, dimanche, sur le Central. A Roland-Garros, ce sera aussi la quatrième contre celui qui «reste son plus grand rival» (dixit Federer lui-même...), Rafael Nadal. Le Suisse a perdu les trois premières. Mais puisqu’il semble décidé à bouleverser l’histoire…

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