Réunion "sauvons la croissance" au fort de Brégançon: sea, sex and com'?

Publié le par actu

Cette réunion aurait pu attendre septembre et se faire à Paris. Mais il s'y est dit quelques trucs, quand même.

Que retenir de la réunion du fort de Brégançon, qui a mobilisé les médias (tout heureux d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent un 20 août) et les ministres (parce que 3 semaines sans passer à la télé, ça leur faisait drôle).

1- Les ministres sont tous bronzés, le président aussi. Il faut dire qu'entre le vélo et le jogging, il a pris des couleurs. C'est pas la vendeuse de beignets du Cap-Nègre qui dira le contraire.

C'était la teuf au fort de Brégançon pour causer croissance
C'était la teuf au fort de Brégançon pour causer croissance

2- Un petit jus d'orange, ça donne le courage de dire les choses (les faire, on verra dans un second temps). Le club des 4 (Sarkozy, Fillon, Lagarde, Baroin) a annoncé que la croissance serait moins forte que prévue, six mois après que les économistes aient crié au loup sur une prévision irréaliste (2,5%). Qui... à 2% continue à apparaître un peu irréaliste, note un économiste sur Europe 1.

3- C'est encore un peu les vacances, faudrait voir à ne pas pousser Mémé dans les orties. Toutes les décisions annoncées par un communiqué un peu laconique font très "l'intendance suivra".
- on baisse la prévision de croissance, mais bon les conséquences on verra après
- on gèle les dépenses de l'Etat mais vu que ça fait 10 ans qu'on dit ça et qu'on ne le fait jamais, on attend de voir
- on récupère 10 milliards d'euros sur les niches fiscales. Lesquelles? François Baroin, ministre du budget, a précisé que les "niches créatrices d'emploi ne seraient pas touchées", on attend de voir pour le reste.
C'est surtout ce qu'on a remarqué au PS: "cette réunion de travail s’apparente surtout à un énième coup de communication" attaque Michel Sapin, député socialiste dans le JDD. "Il ne s'agissait pas d'une réunion d'arbitrage" se défend un conseiller élyséen dans Libé. Mais n'empêche, même les journalistes ne sont pas dupes, comme Jean-Marc Vittori, des Echos, qui écrit: "le but pour le gouvernement, c’est de montrer qu’il ne s’occupe pas que de sécurité."

4- Ca sent la rentrée: Nicolas Sarkozy a retrouvé son rasoir et son costard pour faire un peu plus "président" et un peu moins "Robinson Crusoé".

Publié dans actualité national

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