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Thierry Henry lors du match contre l'Espagne au Stade de France, le 3 mars 2010.

Thierry Henry lors du match contre l'Espagne au Stade de France, le 3 mars 2010. /Reuters


La scène se passe à la fin de la première période. Patrice Evra et Cesc Fabregas se chamaillent avant d’être séparés par leurs coéquipiers respectifs. Le contentieux entre les deux hommes dure depuis que le Français de Manchester avait traité l’équipe d’Arsenal de petits garçons au printemps dernier. Mais cette année, au Stade de France, les petits garçons jouaient en blanc et n’avaient pas grand-chose d’autre que des coups d’épaule à opposer au jeu de velours espagnol.

Fébriles, tendus, brouillons, statiques. Les Bleus voulaient se jauger face à «une des meilleures équipes du monde», dixit Thierry Henry, à moins de cent jours du début de la Coupe du monde.  Anéantie par les champions d’Europe espagnols, l’équipe de France mesure maintenant l’abîme qui la sépare du haut du panier.

L'ambiance bon enfant rafraîchie

Bien sûr, les performances du mois de mars ne sont pas toujours révélatrices de celles du mois de juin, mais au vu de la prestation française à Saint-Denis, une Coupe du monde réussie serait un miracle que même les plus fervents croyants auraient du mal à avaler.  Et ces derniers sont de plus en plus rares. L’ambiance bon enfant à peine rafraîchie par le vent frisquet et le rythme piano piano imposé par la sélection espagnole n’a pas empêché les premiers «Domenech démission» de fuser à la 40e minute, quelques instants avant que Sergio Ramos n’enterre les espoirs bleus d’une frappe déviée par Escudé.

Ce dernier avait déjà offert le premier but à David Villa à la 21e minute. En l’absence de Gallas et Abidal, Raymond Domenech a au moins une certitude: sa charnière Escudé-Ciani (très fébrile lui aussi) ne tient pas la route. Problème pour le sélectionneur, son secteur offensif n’a pas beaucoup plus rassuré, à l’image de Yoann Gourcuff qui avait laissé sa vista à Bordeaux. Symbole des errements bleus, le capitaine Thierry Henry, en manque de temps de jeu à Barcelone et de jambes sur le terrain. Maintes fois sauveur de son équipe, le recordman de buts en bleu s’est même fait siffler par le Stade de France, transformé en fil des minutes en Stade d’Espagne, comme le Vélodrome avait chaviré pour l’Argentine il y a un an. A défaut de se réconcilier avec leur public, les Bleus ont maintenant trois mois pour retrouver un état d’esprit conquérant. Ce n’est pas de trop.

Publié dans actualité sportive

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