Rabibochage médiatique pour Merkel et Sarkozy

Publié le par actu

Après la polémique et les tensions sur le traitement des Roms par la France, le chef de l'Etat français et la chancelière allemande, désireux d'effacer les traces de brouille, se sont montrés souriants et détendus devant les photographes convoqués en marge du sommet sur les objectifs du Millénaire à New York.

Rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse et de son fils (09/2010)Rencontre entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, accompagné de son épouse et de son fils (09/2010) © www.abacapress.com

Nicolas Sarkozy a profité de son séjour new-yorkais pour tenter lundi, à la faveur d'un entretien avec Angela Merkel, de tirer un trait sur le "couac" qui a perturbé la semaine dernière le couple franco-allemand. Très critiqué en Europe pour sa politique d'expulsion des Roms, le chef de l'Etat s'était prévalu du soutien de la chancelière allemande lors du sommet européen de Bruxelles, la semaine dernière. Surtout, il avait cru bon d'annoncer qu'elle allait, elle aussi, procéder à des "évacuations de camps", s'attirant un démenti cinglant de Berlin.

 

Il était donc nécessaire d'apporter un démenti à ceux qui annonçaient une brouille entre le chef de l'Etat français et la chancelière allemande. Rien de tel pour cela qu'une image de rencontre détendue en marge du sommet sur les objectifs du Millénaire, et quelques photos de sourires. La mise en scène avait été soigneusement préparée, les photographes convoqués ; l'épouse du chef de l'Etat était présente, ainsi que son fils Louis Sarkozy, comme pour une réunion de famille.

"Une rencontre très sympathique et très ouverte"

L'exégèse de cet épisode censé montrer le bon état des relations franco-allemandes a été faite après coup par un Bernard Kouchner enthousiaste : "Il y a eu une rencontre très sympathique et très ouverte entre Madame Merkel et Monsieur Sarkozy. J'y assistais, je vous assure: il n'y avait pas de trace du tout de cette fausse polémique", a assuré le ministre des Affaires étrangères à la radio internationale française RFI. "Je ne dis pas qu'il n'y a pas de polémique autour des Roms, il y en a une, mais entre l'Allemagne et la France il n'y en a pas", a-t-il insisté.

Interrogé sur le point de savoir s'il avait senti au cours de ses entretiens avec ses homologues étrangers que l'image de la France avait été dégradée par cette polémique, le chef de la diplomatie française a déclaré n'avoir "senti aucune hostilité". "J'ai fourni des explications parce qu'il y a eu des demandes d'explications", a-t-il reconnu.

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