Que faire du profil Facebook d'un proche décédé ?

Publié le par actu

Que faire du profil Facebook d'un proche décédé ?

 

 

Que faire du profil Facebook d'un proche décédé ? Gizmodo.fr

 

Il y a quelques jours, un journal suisse indiquait qu’un membre du réseau social Facebook sur cent, malgré son profil actif, serait décédé.

Nos confrères ont posé une question très intéressante liée à ces décès : Comment la famille d’un défunt peut-elle effacer les traces laissées un peu partout sur le web par ce dernier ?

La réponse est peut être dans les colonnes d’un article du Monde qui a exploré une piste pour l’heure relativement peu connue et pourtant simple.

Il s’agirait notamment d’indiquer ses désirs concernant le futur de son identité numérique et/ou transmettre tous les mots de passe (emails, réseaux sociaux, messengers, etc) à un notaire.

Après tout, l’idée est séduisante, à plus forte raison pour les personnes qui exercent des métiers à risque : avant de prendre l’avion ou de partir en mission, celles-ci seraient amenées à prendre le réflexe de changer et/ou lister leurs codes d’accès puis, transmettraient ces informations à un notaire chargé, en cas de décès, de les livrer à une personne définie qui tentera d’effacer les traces numériques.

Cette démonstration prend tout son sens ces dernières heures avec la diffusion dans les médias des noms de deux militaires français tués en Afghanistan. Ainsi, il est très simple pour un internaute de vérifier si ces courageux soldats étaient ou non présents sur le plus grand des réseaux sociaux.

Et dans le cas présent, la réponse est positive : le plus jeune (25 ans) avait un profil ouvert (mur et infos personnelles) alors que le second, semble avoir protégé ses informations des regards de curieux.

Si le profil du premier n’a pour l’heure pas été envahi par les témoignages, il pourrait en être autrement dans peu de temps.

“Certains individus agissent comme s’ils étaient dévastés alors qu’ils ne le connaissaient pas tant que cela. C’est vraiment énervant. Pire, Facebook continue sans cesse de me demander de recontacter cette personne ou de lui envoyer un message” explique Ashley Bethel, une internaute inscrite sur Facebook qui déplore dans l’article du Monde que des personnes écrivent tous les jours sur la page d’un ami récemment décédé.

Selon Caroline Gaffet, responsable des relations médias au conseil supérieur du notariat, peu de personnes ont pour l’instant pris conscience de la nécessité de se préoccuper de leur identité numérique après leur mort : “de telles pratiques sont théoriquement possibles, mais pour le moment, il n’y a aucune remontée des notaires faisant état de ces préoccupations.”

Pourtant c’est une vraie question que chacun doit se poser. Nous laissons tous des traces, nous avons tous (ou presque) créé des profils sur différents sites… dès lors, faut-il prendre en compte notre identité numérique (et les données associées) dans un testament au même titre que nos biens personnels ?

Chez nos voisins de Suisse romande, les sociétés de pompes funèbres semblent n'avoir pas encore été confrontées à la question de l'avenir des données numériques d’un mort précise l’article du journal Le Temps qui a interrogé Salvatore Spurio, des Pompes funèbres générales de l'Ouest lausannois. Celui-ci explique que “les personnes décédées sont trop âgées pour être actives sur la Toile”.

Une situation qui va nécessairement évoluer au fil des ans avec les générations plus jeunes, de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux.

Twitter a récemment pris au sérieux cette question en dédiant une page à sa politique en matière de gestion de comptes d’utilisateurs décédés. Un bon début…

[avec sources Le Parisien / Le Monde et Le Temps]

Note de la rédaction à nos lecteurs : Par respect pour les familles des deux soldats français morts en Afghanistan auxquelles nous adressons toutes nos condoléances, nous avons décidé de flouter les messages présents sur l’image d’illustration intégrée dans cet article. Merci de votre compréhension

Publié dans actualité culturelle

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