Pourquoi les Bleus préparent la Coupe du monde à Tignes?

Publié le par actu

Williams Gallas termine son footing, le 18 mai 2010 à Tignes

 

Williams Gallas termine son footing, le 18 mai 2010 à Tignes F.Fife/AFP

FOOT - L'air de la montagne doit servir à l'équipe de France à soigner les corps et à créer un esprit de groupe...

Sans femme et enfants (à la différence de 2006), les Bleus ont pris leur quartier d’été à Tignes. Eté, c’est vite dit puisque le thermomètre plafonne à 6°c au mieux. C’est donc dans une station quasi déserte et glaciale que l’équipe de France entame jusqu’au 25 mai sa préparation à la Coupe du monde. Interrogé sur l’intérêt de ce stage au grand air, Raymond Domenech y voit l’occasion «de remettre tout le monde à niveau physique». A écouter le sélectionneur, les 23 joueurs convoqués (Sébastien Squillaci doit arriver jeudi après sa finale de Coupe d’Espagne avec Séville) «disposent d’un programme à la carte» pour récupérer des efforts fournis tout au long de la saison.

Vikash Dhorasoo – qui a connu les joies de Tignes avant la Coupe du monde 2006 – est lui plus réservé concernant les bienfaits physiques de cette escapade à 2.000m d’altitude. «Pour préparer une saison, ça peut avoir un effet positif quelques mois plus tard, au niveau cardiaque. Mais à trois semaines d’une grande compétition, l’intérêt physique est assez limité», avance l’ancien international.

«Plus sympa que Clairefontaine»

Et si le mérite de ces huit jours à la montagne était davantage d’ordre mental que physique? Coupés de tout ou presque, les Bleus débutent un huis clos qui va durer le temps de leur parcours en
Afrique du Sud. Pour Didier Deschamps, voici l’occasion de transformer une addition d’individualités en un groupe uni. «C’est là où les grandes lignes de la vie commune et la préparation se font et que l’aventure commence pour tout un groupe», observe l’ex-capitaine des Bleus. 

Et autant prévenir ceux qui découvrent les joies de Tignes, ils risquent de ne pas beaucoup voir le ballon lors des huit prochains jours. VTT, ascension d’un glacier (si le temps le permet) et ballades en raquettes, les Bleus ont de quoi se dégourdir les jambes.
Vikash Dhorasoo garde plutôt un bon souvenir de ses activités. «C’est quand même plus sympa que d’aligner les tours de terrain à Clairefontaine», lâche l’ancien milieu de terrain qui ne cache pas que l’ennui peut saisir à certains moments. Autant le savoir avant de partir, «tu vas à Tignes pour préparer pour une Coupe du monde pas pour faire du shopping.» Les cadeaux souvenirs à la famille attendront.

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