Petacchi dans un jeu de quilles

Publié le par actu

En s'imposant au sprint à Bruxelles dans la première étape du Tour de France 2010, Alessandro Petacchi a renoué son histoire avec la Grande Boucle, laissée de côté depuis une chute en 2004. /Photo prise le 4 juillet 2010/REUTERS/François Lenoir (c) Reuters

Alessandro Petacchi s'est imposé à Bruxelles (Panoramic)

Alessandro Petacchi est sorti vainqueur d'un sprint houleux à Bruxelles, terme de la première étape du Tour de France. Le Maillot Jaune Fabian Cancellara est tombé dans le dernier kilomètre, sans conséquence.

Rangez le précis de bordure. A force d’hurler au loup, personne n’a bougé. Le risque de cassure avait été tellement claironné que la sagesse a finalement prévalu ce dimanche, pour la première étape en ligne courue entre Rotterdam et Bruxelles. Un homme averti en valant deux, ils étaient trop nombreux à se méfier pour qu’il se passe quelque chose. La traversée des polders, des digues, des ponts néerlandais ouverts au vent s’est déroulée sans accroc majeur, contrairement à ce que tout le monde voulait bien laisser croire. La menace d’un piège à trappe de favoris s’est refermée aussitôt sous la prudence d’équipes ne désirant pas gaspiller leurs forces dès la première étape. Les monts ardennais puis les pavés du Nord dans les deux prochains jours s’en chargeront peut-être.

La bordure au placard
Il est vrai qu’entre la fin de l’itinéraire épousant la Mer du Nord et l’arrivée à Bruxelles, il restait un paquet de kilomètres. Il en restera encore 3400 d’ici Paris pour faire la différence. Dépourvue d’effort superflu, cette première étape a dévoilé un scénario quasiment gravé au burin dès le départ. L’absence totale de bagarre pour accompagner les trois hommes (Boom, Perez Lezaun, Wynants) partis dès le kilomètre zéro préméditait une longue, longue journée. Excepté une vaine tentative de Pliuschin, accompagné de Wynants, dans les 30 derniers kilomètres, le peloton se soumettait d’emblée à l’idée d’un sprint massif et il ne manquait pas de survenir, dans un Tour où les occasions ne sont pas si nombreuses que ça. Ce qui expliquait peut-être la nervosité de coureurs se retrouvant éparpillés par terre.

Petacchi dans le chaos
Mark Cavendish était le premier à voir le bitume. Le Britannique, pour lequel HTC-Columbia avait fait tout le nécessaire, ratait son virage à 2 km du but, entraînant dans sa chute Oscar Freire. Une voie royale s’ouvrait alors à Tyler Farrar pensait-on, d’autant qu’un gigantesque gadin peu après la flamme rouge privait le sprint d’une grande partie de ses participants. En première ligne, Fabian Cancellara se retrouvait en dessous d’un monstrueux amoncellement de vélos, sans conséquence pour le général, la chute s’étant déroulée dans les trois derniers kilomètres. Le sprinteur américain, lui, se brouillait le pédalier avec un autre concurrent dans la dernière ligne droite. Un vrai chaos auquel ne survivait qu'un maigrichon groupe d’une vingtaine de coureurs. Parmi eux, le vétéran Alessandro Petacchi réglait Mark Renshaw et Thor Hushovd dans un sprint en faux-plat montant. Sept ans après ses quatre victoires d’étape sur le Tour 2003. Un succès aussi inattendu que le déroulement de l'étape était prévisible. Il suffisait juste d'être patient pour voir
de l'action ce dimanche.

Classement de la 1ère étape :
1. Petacchi (Ita, Lampre) 5h09’38’’
2. Renshaw (Aus, HTC-Columbia) m.t.
3. Hushovd (Nor, Cervélo) m.t.
4. McEwen (Aus, Katusha) m.t.
5. Ladagnous (Fra, FDJ) m.t.

Publié dans actualité sportive

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article