Paris et Berlin déconseillent Internet Explorer

Publié le par actu


 

Après que Microsoft a admis qu'une faille dans son navigateur était à l'origine de l'attaque contre Google en Chine, les autorités officielles de sécurité informatique en France et en Allemagne recommandent de ne plus utiliser le logiciel avant qu'il ne soit corrigé.

L'information risque de ne pas avoir d'impact énorme sur les téléchargements d'Internet Explorer, elle n'en est pas moins un coup dur symbolique pour Microsoft: les autorités officielles en la matière, en France et en Allemagne recommandent... de ne plus utiliser le navigateur vedette de la firme.

Raison de cette soudaine défiance à l'encontre du leader du marché : une faille de sécurité importante et non corrigée sur les versions 6, 7 et 8 du logiciel. C'est par cette faille que les pirates chinois ont pu lancer l'attaque dont Google a été victime la semaine dernière. Cette attaque, qui visait des comptes mail et des informations sur des militants pro-droits de l'Homme en Chine, avait provoqué la colère de Google.

En France, le Certa (Centre d'expertise gouvernemental de réponse et de traitement des attaques informatiques) a émis le 15 janvier dernier un bulletin d'alerte, qui stipule : «Dans l'attente d'un correctif de l'éditeur, Le Certa recommande l'utilisation d'un navigateur alternatif». L'équivalent allemand de cet organisme a émis une recommandation similaire.

Mauvaise nouvelle pour Microsoft

Face à une situation inédité, le leader mondial du logiciel grand public n'a pu que parer au plus pressé. La firme a reconnu, par l'intermédiaire de son directeur des questions de sécurité, Mike Reavey, qu'«Internet Explorer a été l'un des vecteurs utilisés par les attaques sophistiquées et ciblées contre Google et d'autres réseaux d'entreprises».

Ce responsable a souligné que ces attaques étaient limitées et concernaient essentiellement Internet Explorer 6, une version déjà ancienne du logiciel. Il recommande aux utilisateurs de mettre leurs paramètres de sécurité au maximum.

Microsoft travaille à combler cette faille de sécurité. Les analyses de l'attaque qu'a subi Google montrent par ailleurs qu'elle était très sophistiquée, au point qu'on soupçonne un gouvernement d'en être à l'origine. Il n'empêche que la nouvelle tombe mal pour Microsoft, qui commence à souffrir sérieusement de la concurrence des navigateurs «alternatifs» comme Firefox ou Chrome de Google.

Publié dans actualité economique

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