Nuage de cendres: les aéroports parisiens et du Nord fermés jusqu'à 20h

Publié le par actu

Le volcan islandais qui sème la pagaille dans toute l'Europe.

 

Le volcan islandais qui sème la pagaille dans toute l'Europe. © AFP
Deux jours, voire plus. La pagaille provoquée par les poussières volcaniques venues d'Islande a atteint la France jeudi soir, ainsi qu'une grande partie de l'Europe. Conséquence, le trafic aérien d'Europe du Nord et de l'Est est fortement perturbé encore vendredi et pourrait l'être encore tout le week end. Les espaces aériens de plusieurs pays européens ont été fermés et la France est fortement affectée. Dans l'hexagone, 25 aéroports sont fermés "par mesures de sécurité" depuis jeudi, dont Roissy-Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget. La DGAC a annoncé vendredi que les aéroports parisiens et ceux du Nord de la France seront fermés toute la journée, jusqu'à 20h.

 

 

 

Avions cloués au sol en France

Dans le détail, sont fermés les aéroports de: Calais, Merville, le Touquet,  Dieppe, Cherbourg, Amiens, Lille, Valenciennes, Brest, Lannion, Deauville,  Morlaix, Caen, Strasbourg, Vatry, Reims, Metz, Beauvais, Pontoise, Toussus-le-Noble, Orly, Roissy-Charles de Gaulle et le Bourget sont toujours fermés jusqu'à 20h au moins ce vendredi. La DGAC "recommande aux passagers aériens de contacter leur compagnie aérienne". Les atterrissages sont autorisés brièvement, entre 12h et 16h, mais seulement dans les trois aéroports d'Ile-de-France, Roissy-Charles-de-Gaulle, Orly et Le Bourget. "Ce créneau reste trop court pour organiser de nouvelles rotations et restera réservé aux seules arrivées", souligne la DGAC. A Lille et Lyon, le trafic devrait être encore perturbé vendredi, ont annoncé les autorités aéroportuaires. A Nice, 24 vols à l'arrivée (16% du trafic total) et 26 au départ (17%) ont été annulés, selon un bilan dressé jeudi par les autorités aéroportuaires. A Nantes, 9 vols ont été annulés jeudi et trois pour vendredi matin.

Répercussions sur le monde entier

Effet de domino oblige, la moitié des vols entre l'Amérique du nord et l'Europe devraient être annulés vendredi, a estimé l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol. Et plusieurs compagnies aériennes ont également annulés des vols entre le Japon et Paris, Amsterdam, Londres, Milan et Francfort, bloquant près de 4000 personnes. Des vols en partance d'Australie, de Nouvelle Zélande, de Hong Kong ou de Bangkok sont aussi annulés. Et la situation devrait rester bloquée jusqu'à dimanche, annoncent déjà certaines compagnies.

Deux jours de perturbations ?

Autre précision de taille : l'agence européenne de contrôle aérien Eurocontrol a déclaré que les perturbations pourraient se prolonger pendant 48 heures. L'organisation estime que 5.000 à 6.000 vols ont été annulés jeudi dans l'espace aérien européen, qui a totalisé quelque 21.000 vols. L'Europe enregistre normalement quelque 28.000 vols par jour, a-t-elle précisé. Ces restrictions ont été imposées par l'Air Traffic Control Service (NATS, contrôle aérien) après une alerte émise par le Met Office, les services météos, avertissant de la proximité d'un nuage de cendres qui pourrait très sévèrement limiter la visibilité et représenter un danger pour les réacteurs des appareils.

Ailleurs en Europe

Plusieurs autres pays étaient touchés vendredi alors que les vols à destination et en provenance d'Islande étaient maintenus, le vent emportant désormais les cendres vers l'est. Le principal aéroport de Keflavik, à l'ouest, "et tous les autres aéroports sont ouverts. C'est assez incroyable", a dit Hjordis Gudmundsdottir, responsable auprès des autorités aéroportuaires islandaises.

L'espace aérien britannique est fermé. La Grande-Bretagne a prolongé la fermeture des  ses aéroports jusqu'à samedi, 1h locales (minuit GMT). Certains rares vols seront cependant permis vendredi jusqu'à 18h00 GMT dans certaines régions d'Ecosse et d'Irlande du Nord. Environ 1.300 avions, soit 180.000 passagers, décollent ou atterrissent  chaque jour à l'aéroport londonien d'Heathrow, premier au monde en terme de  trafic international.

L'espace aérien belge a été entièrement fermé jeudi à 16h30 et la mesure sera appliquée jusqu'à vendredi 18h, a annoncé jeudi l'aéroport international de Bruxelles dans un communiqué. En Allemagne, le trafic est interrompu depuis jeudi soir dans les aéroport de Hambourg, Berlin, Hanovre, et Brême, dans le nord de l'Allemagne, a annoncé l'agence allemande chargée de la Sécurité aérienne. Il a également été interrompu dans la nuit à l'aéroport de Düsseldorf et ce matin à celui de Francfort, le premier d'Allemagne et troisième du continent. En Pologne, c'est une grande partie de l'espace aérien qui a été fermé vendredi matin.

L'ensemble des aéroports écossais ont également été fermés (Aberdeen, Edimbourg et Glasgow) ainsi que ceux de Belfast, en Irlande du Nord. Les espaces danois, néerlandais le sont également jusqu'à nouvel ordre tandis que l'espace aérien irlandais est partiellement fermé, dont l'aéroport de Dublin. L'ensemble du trafic aérien a également été interrompu en Norvège, tout comme dans le nord de la Finlande. L'espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l'Estonie était aussi fermé vendredi matin. En Autriche, la fermeture entrera en vigueur dans l'après-midi. La République tchèque l'a fermé partiellement

Bonne nouvelle cependant, la Suède et la norvège, qui avaient été les premiers a fermer leurs aéroports, ont commencé à rouvrir leur espace aérien vendredi matin.

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