Nicolas Sarkozy salue les annonces chinoise et américaine sur le climat

Publié le par actu

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français Nicolas Sarkozy ont présenté un texte commun sur le climat le 14 novembre 2009.

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français Nicolas Sarkozy ont présenté un texte commun sur le climat le 14 novembre 2009./REUTERS
INTERNATIONAL - Le président a cependant critiqué l'absence de Barack Obama à Copenhague, la semaine du sommet...
Content, mais critique. Nicolas Sarkozy s’est dit jeudi satisfait des propositions chiffrées que viennent de faire les Américains et les Chinois pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Le chef de l’Etat était à Manaus pour rallier les pays amazoniens au texte co-signé avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva le 14 novembre à Paris, qui détaille les grandes lignes minimales de l'accord que tous deux souhaitent voir adopter à Copenhague. Leur objectif final est une «réduction mondiale d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

«Les dernières déclarations de Barack Obama et des dirigeants chinois sont extrêmement encourageantes pour faire de Copenhague un succès», a affirmé Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe avec Lula, le président brésilien. «Je veux rendre hommage au courage du président Obama qui a fixé des objectifs» en matière de lutte contre le réchauffement de la planète, a-t-il insisté.

Critique


Le chef de l’Etat français a toutefois implicitement critiqué la décision de Barack Obama de se rendre à Copenhague le 9 décembre et non les 17 et 18, comme le feront les autres chefs d'Etat: «Cela va être difficile de faire un sommet intermédiaire et je ne voudrais surtout pas que ce soit discourtois à l'endroit des Danois et des soixante-six chefs d'Etat et de gouvernement qui ont déjà donné leur accord pour participer à la conférence», a-t-il affirmé.

Le président brésilien a lui aussi exprimé sa satisfaction. «Il y a une semaine, il semblait que le
sommet de Copenhague pouvait être un échec» mais aujourd’hui, les Etats-Unis et la Chine présentent «des objectifs chiffrés, même si ce n'est pas les chiffres que j'aurais souhaité», a-t-il ajouté.

Pékin a
annoncé jeudi vouloir baisser son «intensité carbonique» (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005. La veille, Washington avait présenté, sur la même année de référence, des objectifs de réduction de ses émissions de 17% en 2020 et 42% en 2030.
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