Nicolas Sarkozy: "Je conseille à Eric Woerth de renoncer à sa fonction de trésorier de l'UMP"

Publié le par actu

Le président Nicolas Sarkozy recevait ce lundi soir, le journaliste de France 2 David Pujadas dans les jardins de l'Elysée. A deux jours du 14 juillet, très attendu, il a tenté de reprendre la main dans le contexte cahotique créé par la révélation des enregistrements réalisé chez Liliane Bettencourt, mettant en cause de nombreuses personnalités politiques.

Alors, convainquant ? Décevant ? Voici en tous cas, les pincipaux points cet entretien. (Pour le best-of vidéo, c'est ici)

Interview de Nicolas Sarkozy par David Pujadas


 

Sur Eric Woerth

"Eric Woerth est un homme profondément honnête qui vient de subir le mensonge et la calomnie pendant trois semaines. Je n'ai jamais douté de lui. (...) Les inspecteurs des finances ont étudié en détail deux ans de travail d'Eric Woerth. Ils ont conlu qu'il n'était jamais intervenu [dans le dossier Bettencourt, ndlr].


"Eric Woerth est lavé de tout soupçon, je n'ai donc aucune raison de m'en séparer."


Sur les risques de conflit d'intérêt:
Le président a fait l'une des seules annonces de l'entretien.


"Je demanderai dès la semaine prochaine une commission, rassemblant toutes les familles politiques, pour réfléchir à la façon dont la loi peut empêcher toute forme de conflit d'intérêt."


A ceux qui l'accusent d'avoir "ramassé des enveloppes" chez Bettencourt
"Quand vous mettez en oeuvre des réformes, vous gênez. Et la réponse c'est souvent la calomnie. On l'a connu il y a trois mois: ma femme et moi, on a subi les pires racontars, mensonges. Il y a quatre ans, lorsque j'ai pris la présidence de
l'UMP, j'ai eu à faire face à l'invraisemblable affaire Clearstram. Et voilà
qu'avec la
réforme des retraites, on me décrit comme quelqu'un qui, depuis 20
ans, irait chez Mme Bettencourt pour ramasser des enveloppes. C'est une honte! Mais vous m'imaginez venant à un diner avec des convives autour de la table et repartir avec une enveloppe d'argent?"


"Il y aura une nouvelle étape de l'action politique que je conduirai après la réforme des retraites à la fin du mois d'octobre. Je l'ai toujours indiqué."


A propos d'Eric Woerth, à la fois trésorier de l'UMP et ministre du Travail
"J'ai dit à Eric Woerth que mon souhait est qu'il se consacre uniquement à la réforme des retraites et qu'il abandonne cette responsabilité.


"Mon conseil est qu'Éric Woerth n'excerce plus ses fonctions de trésorier de l'UMP."


Sur la réforme des retraites
"Je m'attends à ce qu'il y ait des manifestations. Mais cela n'aura pas d'influence sur la version définitive de la réforme. Si on doit retirer les projets chaque fois qu'il y a une manisfestation, il y aurait rien de fait dans ce pays." 


"La retraite à 62 ans, nous n'y toucherons pas."


"L'équilibre des cotisations public/privé, c'est une question de justice. On ne peut pas y toucher. Sur le reste, nous serons très à l'écoute de ce que nous diront nos interlocuteurs."

A propos de la situation économique
"En tant que chef d'État j'ai été gâté: crise financier, crise économique du siècle, crise de l'agriculture, crise de l'euro. En deux ans, quatre crise. Là on a été servis!"

Sur le bouclier fiscal et l'impôt sur la fortune
"La France est le pays qui taxe le plus les plus riches. Nous sommes le dernier pays d'Europe à avoir un impôt sur la fortune en Europe, parce que je l'ai voulu. Et je le supprimerai pas."

"Mais qu'est-ce que c'est que cette attitude vis-à-vis de l'argent! Je me méfie autant des gens qui idolâtrent l'argent que ceux qui le détestent. C'est la même chose. C'est un rapport malsain. Si j'avais été un homme d'argent j'aurais fait une autre carrière."


"Le mot rigueur est connoté. Pas le mot rigoureux. Le mot rigueur, ça veut dire baisser les salaire je ne le ferai pas. Augmenter les impôts, je ne le ferai pas."


A propos de son entrevue avec Thierry Henry
"Thierry Henry m'a demandé de le recevoir. (...) Vous savez que je suis un passioné de sport. Il a été le joueur qui a marqué le plus de buts par l'équipe de France. Ça compte."

A propos de la présidentielle de 2012
"Il y a une seule personne qui n'a pas le droit de penser à l'élection présidentielle: c'est moi. Pourquoi je n'ai pas le droit ? Parce que toute mon énergie, à chaque minute, doit être réservée aux Français pour les sortir de la situation o ils se trouvent, et on va y arriver, je vous le dis, on va arriver à sortir de la crise."


"2012? Je n'ai pas le droit d'y penser."


""Ma décision, je la prendrai quelque part, mon Dieu, pas avant, pas avant l'automne 2011. (...) Quand j'ai un moment, je le passe en famille, avec ma femme, mes enfants, mes amis."

Publié dans actualité national

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article