Nicolas Sarkozy en tournée expresse en Amérique Latine pour préparer le sommet de Copenhague

Publié le par actu

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français Nicolas Sarkozy ont présenté un texte commun sur le climat le 14 novembre 2009.

Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français Nicolas Sarkozy ont présenté un texte commun sur le climat le 14 novembre 2009./REUTERS

CLIMAT - Le président veut convaincre les pays de la région de se rallier au texte qu'il a signé avec Lula, le président brésilien. Un objectif difficile, puisque les chefs d'Etat du Venezuela, de l'Equateur et de la Bolivie ne seront pas présents...

Nicolas Sarkozy s’attaque en personne au réchauffement climatique. Le président de la République se rend jeudi à Manaus et vendredi à Trinidad-et-Tobago pour tenter de convaincre les pays amazoniens et du Commonwealth d'adopter des mesures fortes pour lutter contre ce fléau, dans la perspective du sommet de Copenhague.

Au cours de cette tournée marathon - son arrivée à Manaus est prévue jeudi en début d'après-midi, son retour à Paris samedi matin Nicolas Sarkozy espère rallier le plus de monde possible au texte qu'il a signé le 14 novembre avec son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Qualifiée de
«bible climatique» par le président brésilien, ce texte détaille les grandes lignes minimales de l'accord que les deux chefs d'Etat souhaitent à Copenhague en décembre. Leur l'objectif final est une «réduction mondiale d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Organisation mondiale de l'Environnement


Décidés à ce que les pays des cinq continents qui se retrouveront dans la capitale danoise du 7 au 18 décembre prochains prennent des «engagements politiques contraignants, précis» pour tendre vers cet objectif, Paris et Brasilia veulent également promouvoir une Organisation mondiale de l'Environnement, sorte de garde-fou des décisions de Copenhague. Selon l'Elysée, cette organisation serait non seulement chargée du «suivi dans la durée» de toutes les décisions, mais permettrait également de «fédérer toutes les organisations qui traitent de l'environnement».

Nicoals Sarkozy et Lula profiteront donc de la réunion, jeudi, d'une dizaine de pays bordant l'Amazone, premier poumon de la planète, pour amener Venezuela, Colombie, Pérou, Bolivie, Equateur, Guyana ou encore Surinam à partager leur vues sur la lutte contre le réchauffement climatique. La France, qui, avec son département de la Guyane et ses 700 km de frontière avec le Brésil (sa frontière la plus longue), se considère comme un pays amazonien, entend également convaincre les autres dirigeants de la zone amazonienne de venir eux aussi à Copenhague, selon l'Elysée. Le lendemain, ils se rendront ensemble à Trinidad-et-Tobago, dans les Caraïbes, au sommet du Commonwealth (cinquante-trois pays de tous les continents), avec les mêmes objectifs en tête. Au cours d'un déjeuner, les dirigeants présents s'efforceront de «trouver un chemin qui rassemble la communauté internationale malgré les différents niveaux de développement».

Plusieurs grands absents


La France s'active pour impliquer les pays en développement dans les négociations sur le climat et pour faire entendre sa voix parmi les grandes puissances. Selon l'Elysée, ce sommet ne débouchera pas sur l'approbation d'un traité. «Le temps est trop court. Mais on est tous d'accord pour dire qu'on ne peut pas se contenter d'une simple déclaration politique. Entre les deux, il faut un accord politique qui fixe des engagements contraignants et d'application immédiate», ajoute-t-on. Paris souhaiterait voir cet accord se transformer en «traité international» d'ici la fin 2010.

Le président du Venezuela Hugo Chavez a annoncé mercredi qu'il n'assisterait pas au sommet, car il doit accueillir ce jeudi le président palestinien, Mahmoud Abbas. C’est Nicolas Maduro, le ministre des Affaires étrangères, qui l’y remplacera. Le président colombien Alvaro Uribe a également annoncé mercredi qu'il ne se rendrait pas à Manaus. L'Equatorien Rafael Correa et le Bolivien Evo Morales ont également été excusés.
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