Matchs truqués: La justice allemande révèle le plus «gros scandale» du genre en Europe

Publié le par actu

Ballons de football sur la pelouse d'un stade

 
Ballons de football sur la pelouse d'un stade/Jacques Demarthon AFP/Archives

FOOTBALL - Près de 200 rencontres suspectes...

C’est un coup de filet sans précédent. A Bochum, un porte-parole de la police allemande a annoncé l’arrestation quinze personnes en Allemagne et deux autres en Suisse, toutes impliquées dans un réseau visant à truquer des matchs européens. Réparti sur neuf pays, ce réseau serait derrière plus de 200 matchs «arrangés» sur fond de paris sportifs. 

«C'est sans aucun doute le plus gros scandale qu'il y ait jamais eu dans le football européen. Nous sommes totalement consternés par l'ampleur de la manipulation par cette bande internationale», affirme Peter Limacher, spécialiste de la lutte contre les matches truqués à l'UEFA, venu à Bochum pour s'entretenir avec les policiers et les magistrats qui mènent l'enquête.

«La partie émergée de l'iceberg»

Les gains réalisés par les parieurs se chiffreraient à une dizaine de millions d'euros, selon les enquêteurs. Championnats nationaux, divisions inférieures, catégories de jeunes, matches amicaux et compétitions internationales, le scandale n’épargne aucun niveau.

Même la très prestigieuse Ligue des champions serait touchée avec trois matches considérés comme suspects. En Europa League, les enquêteurs parlent de douze matchs. Même si les paris ont essentiellement été placés chez des bookmakers chinois, où les mises sont moins limitées, les têtes de réseaux présumées se trouvaient en Allemagne. Parmi elles figurent deux frères croates déjà bien connus,
Milan et Ante Sapina, déjà impliqués en 2005 dans une affaire d’arbitre acheté.

Outre l'Allemagne, où 32 matches font l'objet de «soupçons concrets» - mais aucun de Bundesliga, - huit pays sont touchés. Quelque 29 matches de division 1 turque, 14 en Croatie, 13 en Hongrie, 11 en Autriche, 8 en Bosnie et 7 en Slovénie sont dans le viseur des enquêteurs. Cette liste ne serait pas exhaustive. «il ne s'agit là que de la partie émergée de l'iceberg», déplore Andreas Bachmann, le procureur en charge de l'enquête. Rien n’indique pour l’instant que la France puisse être concernée.

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