Trois heures pleines de sommeil et Marc Guillemot est prêt à raconter ses 15 jours en mer. Une transat du Havre au Costa Rica que
Marco et son coéquipier, Charles Caudrelier, ont mené à grande vitesse tout en contrôlant la flotte. Une victoire avec la manière pour Guillemot, l’ange-gardien de Yann
Eliès lors du dernier Vendée Globe qu’il avait terminé 3e.
Quelles sont vos premières impressions à l’arrivée de cette course?
Je retiens l’intensité de la compétition. Nous n’avons jamais eu de conditions stables et il a fallu beaucoup manœuvrer, être
besogneux. Et plus tu es fatigué, plus tu atteins vite la zone rouge. Et puis il y a eu bien sûr Kito (de Pavant) et François (Gabart) qui nous ont mis la pression jusqu’au bout, notamment dans
la mer des Caraïbes. Nous n’avons jamais pu mollir.
Il y a eu un sacré jeu entre vos deux bateaux lors de la deuxième partie de la course.
En sortant de la Manche, deux options se présentent: soit on par à l’ouest, soit au sud. On voit que c’est bouché d’un côté alors on
part à l’ouest à 5 ou 6 bateaux. Après la tempête, on se retrouve vite à 2 avec Bel (le bateau de Kito de Pavant) et ça devient un duel. C’est d’ailleurs un des aspects intéressants de la
course au large car il y a une dimension psychologique. Il faut montrer à l’autre équipage que tu accélères et que tu ne relâcheras pas. C’est un jeu intéressant. A force de pousser, on s’est
d’ailleurs fait une belle frayeur en passant la Désirade (une île des Caraïbes, ndlr) en perdant une grande voile importante pour la fin de la course…
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