Ligue Europa : Bilbao terrasse le PSG (2-0)

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Mohamed Sissoko s'est fait expulser au cours de la rencontre
Mohamed Sissoko s'est fait expulser au cours de la rencontre | LP/HUMBERTO DE OLIVEIRA
Même si elles font mal sur l’instant, il y a des claques qui peuvent faire du bien et remettre les pieds sur terre. A force de (presque) toujours gagner en comptant sur la seule classe de ses recrues, Paris avait besoin d’une piqûre de rappel. Elle lui a été administrée hier par une équipe de Bilbao où la seule vedette s’appelle la fierté.

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    Cette défaite (2-0) n’est pas rédhibitoire dans l’optique de la suite du parcours parisien en Ligue Europa. Mais en vue du choc contre Lyon dimanche, Paris se serait bien passé d’évoluer quarante minutes en infériorité numérique…

    Dans le vieillissant et désuet stade San Mamés, la passion basque n’a pas pris de rides. A chaque ballon joué par Bilbao, c’est une déferlante de cris qui descendait des tribunes. Galvanisés, les Basques livraient plus un combat qu’un match. A l’image de l’attentat d’Aurtenetxe sur Jallet (7e). C’est simple : sur toutes les actions, chaque Basque se jetait sur le ballon comme si sa vie en dépendait.

    Au cœur, au courage et à la hargne, l’Athletic Bilbao ouvrait logiquement le score. Et en beauté de surcroît avec la magnifique volée au second poteau de Gabillondo (1-0, 20e). Paris s’était fait marcher dessus et en payait logiquement le prix. Vexés, les hommes de Kombouaré se montraient moins timides mais s’en remettaient plus au talent individuel qu’à des vertus plus viriles et combatives.


    Un coup franc de Nene était claqué de justesse par Iraizoz (30e). Et, surtout, un joli mouvement Pastore-Nene offrait une situation idéale à Bodmer. Mais ce dernier, pourtant si habile, ratait stupidement le cadre (43e). Avec de plus en plus d’acuité, le PSG dégageait une forme de nonchalance, doublée d’un manque de hargne, qui devait se payer d’un second but. La punition arrivait juste avant le repos avec une reprise victorieuse de Susaeta, oublié par Tiéné (2-0, 43e).

    La seconde période n’était plus qu’une longue souffrance. Sissoko était stupidement expulsé (52e) et Douchez tentait tant bien que mal d’éviter une correction. Paris a désormais trois jours pour démontrer, face aux Lyonnais, qu’il a retenu la leçon de combativité et d’envie infligée en terre basque.

    Publié dans actualité sportive

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