Ligue des Champions : Un Lyon dans le moteur et une demie en option !

Publié le par actu

Ceux qui avaient prédit une rencontre de type Ligue1, cadennassée et peu spectaculaire, ont du revoir leur copie après la prestation livrée au stade Gerland. Du spectacle et des buts... quand on vous dit que l'Europe est enfin bleu-blanc-rouge. Paradoxale me direz-vous quant les trois buteurs sont respectivemment argentin, brésilien et marocain !

Et c'est Lyon a pris une belle option en vue des demies finale. "Une première manche, pas trop mal négociée" selon Claude Puel, mais avec l'aide malencontreuse de l'arbitrage...

Lisandro Lopez Olympique Lyonnais

Lisandro Lopez Olympique Lyonnais

 

Lisandro bourreau des Bordelais à Gerland (reuters)

L'opération portes ouvertes de Bordeaux

Lyon - Bordeaux : 3-1

Lyon : Lisandro (2), Bastos / Bordeaux : Chamack

Grâce notamment à un doublé de l'inévitable Lisandro, l'OL a logiquement dominé Bordeaux (3-1). Une superbe opération pour les hommes de Claude Puel avant de se rendre à Chaban-Delmas, doublée d'une petite revanche après la défaite de décembre face au même adversaire (NDRL 0-1).

"Tout reste encore possible" (Puel)

Néanmoins le temps n'est pas au triomphalisme pour le portier Hugo Lloris, auteur d'une grosse prestation hier soir, notamment une parade exceptionelle à 2-1 : "On a juste le sentiment du devoir accompli. Rien n'est joué, on n'est pas à l'abri d'un retour Bordelais. Ce sera un grand match au retour avec une grosse pression girondine" "

Même idée pour l'entraîneur Claude Puel, pour qui rien n'est encore joué : "Cela a donné un match ouvert et le but égalisateur nous a fait mal, même si on a su rester lucides et repartir de l'avant. Je regrette qu'on n'ait pas mis le quatrième but. Tout est encore possible et ce sera le même type de match lors du retour".

Bordeaux, ça devient alarmant

Du côté de Bordeaux, le son de cloche est forcément tout autre. Trois jours après le revers face à Marseille, le bulletin de santé commence quelque peu à devenir alarmant. "Les joueurs vont vite rebondir à Lyon" assurait Laurent Blanc. Mais clairement les girondins ne se sont pas relevés comme ils l'avaient annoncés. L'axe central a été particulièrement fébrile pour ne pas dire catastrophique, coupable sur deux des trois buts lyonnais.

Dès la 10e minute de jeu, sur une remise dans l'axe, Ciani déchire son dégagement de la tête pour placer Bodmer en position idéale de tir. Si le tir de l'ancien lillois s'échappe du cadre, une dévation éclair de Lisandro vient trouver le petit filet opposé pour l'ouverture du score (1-0, 10'). Une mise en bouche rapide pour lancer un public jusqu'alors chauffé à blanc.

Mais contrairement à samedi, Bordeaux ne commet pas la même erreur et ne s'effondre pas, bien au contraire. Après un numéro solitaire, Gourcuff centre au second poteau pour la tête de Chamack. L'international marocain prend le meilleur sur Cris et trouve le petit filet d'un Lloris à terre (1-1, 14'). Le niveau  sonore de Gerland baisse instantanément, tout est à refaire pour l'OL qui sait désormais qui faudra compter avec un ticket Gourcuff-Chamack en jambes.

L'égalisation avalée, les coéquipiers de Lisandro repartent à l'assaut du but adverse et chaque incursion ou passe en profondeur se transforme en balle de but face à une paire Ciani-Sané en souffrance. Le sang de Laurent Blanc ne fait qu'un tour en voyant son arrière garde s'effilocher de la sorte, en opposition avec la partie offensive plutôt séduisante et en jambes. Preuve en est sur une longue ouverture de Bastos, César Delgado se retrouve étrangement seul, encore lâché par Sané, pour finalement buter sur Carasso qui retarde l'échéance pour quelques instants encore.

Et Bastos, lui, ne laisse pas passer l'occasion quant à la demi-heure de jeu le Brésilien réceptionne au second poteau un centre de Cissokho, crochète Trémoulinas et ajuste Carasso d'une puissante frappe du gauche (2-1, 32'). L'avantage au score est ainsi logique à la pause.

Lyon a tout pour lui

Le second acte reprend quasiment sur des bases identiques. Bordeaux reprend le contrôle des affaires et Chamack est tout près de ramener son équipe à hauteur. Sauf qu'il trouve sur sa route un gardien qui a la main particulièrement chaude et qui d'une manchette réflèxe sort le ballon de sous la barre. "L'arrêt de l'année" peut s'enflammer alors Christian JeanPierre, même s'il faut raison garder après les ralentis.

 

Le vrai tournant du match se produit à la 77e minute lorsqu'un petit coup de pouce vient "aider" l'OL alors que cinq minutes plus tôt Wendel avait vu sa volée repoussée par la barre. Sur une frappe contrée de Cissokho et annoncée dans un premier temps en corner, l'arbitre se révise pour désigner le point de penalty. Lisandro se charge d'éxécuter la dure sentence pour Bordeaux et d'assurer définitivement le succès des siens (3-1, 77'). Petite erreur, grande conséquence.

Sévère pour Bordeaux ? Le président Triaud se veut fataliste, regrettant un score trop lourd contre son équipe : «Le score est sévère. Il ne reflète pas la physionomie de la partie. Et puis un penalty, je ne sais pas s'il est sévère ou pas. Je n'ai pas l'impression d'un acte volontaire. On ne va pas discuter du penalty, mais ça fait 3-1 à l'arrivée

Sans Lisandro ni Govou à Chaban

La belle soirée lyonnaise souffre pourtant d'un bémol et non des moindres : l'absence de Lisandro, double buteur du soir, suspendu pour un nouvel avertissement. «C'est un grand joueur et il l'a encore prouvé ce soir" affirme ainsi l'autre buteur Michel Bastos. "Aller à Bordeaux sans lui, c'est dommage. Le joueur qui va le remplacer, j'espère qu'il va faire pareil.» Govou manquera également à l'appel.

 

Lyon a donc fait le necéssaire pour le match aller, reste à savoir s'il pourra terminer le travail la semaine prochaine face à un Bordeaux dos au mur.

Publié dans actualité sportive

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