Le Racing club de Strasbourg relégué en National: "Une catastrophe pour l'Alsace"

Publié le par actu

 
Un homme très triste. Illustration.

 

 
Un homme très triste. Illustration.
maxppp

Strasbourg reléguée, Strasbourg dépitée, et l'Alsace attristée!

Capitale européenne, 272.000 habitants, pierre angulaire d'une région dynamique, de la verdure, des pistes cyclables, une université prestigieuse, le marché de Noël, une gastronomie reconnue, Strasbourg est une grande et belle ville où il fait bon vivre!

Mais son équipe de foot vient d'être reléguée en division Nationale, l'équivalent de la troisième division, niveau auquel participent des équipes composées... d'amateurs.

Pas vraiment la division que le Racing Club de Strasbourg avait coutume de fréquenter. L'Equipe.fr n'hésite pas à titrer "Strasbourg plonge dans le coma", après sa défaite vendredi contre Châteauroux.
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Dire que Strasbourg a connu
"56 saisons dans l'élite hexagonale, 14 en deuxième division et bientôt une en troisième division."

C'est comme si l'équipe de France se retrouvait à jouer avec des amateurs. Comment ça cest déjà le cas?

1. Des Alsaciens dépités

Dès la défaite vendredi soir, les supporters (ou non) de l'équipe expriment leur désarroi dans les commentaires du site de l'Equipe.fr:

"J'ai du mal à croire ce que je vois, ce que je vis, ce 14 mai restera à jamais comme la journée la plus noire du club, c'est impensable, une ville comme Strasbourg, de 280.000 habitants,
capitale européenne, dans une région dynamique, déjà quand on arrivait 13ème de L1 on considérait ça comme une saison ratée alors là..."

cyril30 voit un avenir à la Prozac:
"Ils vont connaître des matchs ultra soporifiques, un public champêtre."

Pareil pour milanisti
:
"Le national c'est le gouffre pour un club de l'élite, je comprends ce que vous ressentez même médiatiquement, Strasbourg on en entendra beaucoup beaucoup moins parler...Suivre un club en national dans un stade comme la Meinau devant 800 personnes en janvier..."

La relégation est synonyme de drame familial pour un autre internaute, qui se serait cru dans un film de Claude Sautet:
"J'étais devant la télé avec mon père, à 5 mn de la fin, il est parti, on n'a pas echangé un mot... ça viendra avec le temps je pense... seuls les Alsaciens peuvent comprendre ce qu'on vit, encore en ce moment je chiale."

"Envie de pleurer ce soir, quelle catastrophe pour notre région, mais nous avons ce que nous méritons..."

Sur le réseau de micro-blogging Twitter, mêmes sons de cloche:

Xelozone ironise: "C'est le moment où on est fier d'habiter à Strasbourg... Le RCS est relégué en nationale. Hip hip hip... Hourra!"

chuck_carter fait un constat amer:
"Strasbourg en Nationale, on arrête pas le ridicule!"


2. Une catastrophe sociale à venir?

Qui dit relégation dit recettes moins importantes. L'Alsace précise que "les rentrées financières de cette saison (12,9 millions) devraient être divisées par deux l'an prochain. Le budget aussi donc."

Plus triste, un plan social pourrait être mis en oeuvre:
"Le licenciement économique de 30 salariés pourrait coûter 1,5 million" évoque un observateur dans le quotidien.

"Les propriétaires font le nécessaire pour garder le club et couvrir les besoins", assure le président du club dans les mêmes colonnes, tout en se disant, sur RMC, "meurtri pour le personnel du club, pour l'Alsace et pour tous les supporters."

3. Même le maire réagit

Preuve que cette relégation a des répercussions hors de la sphère footballistique, le maire  de Strasbourg Roland Ries a très vite envoyé un communiqué hier soir, évoquant "une situation que personne n'aurait imaginée il y a encore moins d'une année." Extraits:

"Nous partageons la déception des supporters, et plus largement de tous ceux qui aiment le Racing :
il faut d’ores et déjà penser à la reconquête sportive, qui passe obligatoirement par une remise en cause profonde des méthodes de gestion du club."

"Nous voudrions exprimer nos sentiments de sympathie à l'égard des salariés en place depuis longtemps dans le club. Bien loin de bénéficier des salaires ou des indemnités mirobolantes de certains qui n'ont fait que passer dans le club ces derniers temps,
ils risquent d'être les premières victimes de la gestion calamiteuse du club durant ces derniers mois."

"Nous nous rapprocherons à nouveau, dès le début de la semaine prochaine, des dirigeants de la Ligue de Football Professionnel pour étudier avec eux la situation. Nous sommes prêts, évidemment, à aider le club, mais sans aucune complaisance pour ceux qui l'ont amené là où il est aujourd'hui."

Publié dans actualité sportive

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