Le corps du photographe tué à Tunis rapatrié en France

Publié le par actu

Sa compagne s'est adressée à la presse en lisant un texte à sa sortie de l'avion: "Il a été victime d'un tir délibéré en pleine tête. Il a été, comme tant d'autres ce jour-là, abattu par la police tunisienne".

Femme du photographe tué: "Nous ne perdrons pas la guerre pour que justice soit rendue" © LCI

 

 

La jeune femme a ensuite remercié les collègue de Lucas Mebrouk ainsi que "tous les Tunisiens" qui ont aidé Lucas ou soutenu sa famille. Nathalie Donnadieu étaient accompagnées des parents du jeune homme, Mohammed Mebrouk, médecin français, et Karin Von Zabiensky, journaliste allemande, ainsi qu'un ami d'enfance et cinq collègues photographes, dont deux ont assisté au drame. Lucas Mebrouk Dolega, 32 ans, couvrait pour l'agence EPA les manifestations à Tunis devant le ministère de l'Intérieur, quand il a été atteint vendredi par un tir de grenade lacrymogène tirée "à bout portant" par un policier tunisien, selon un de ses confrères. Touché à l'oeil et à la tempe gauche, il a été opéré dans la soirée à l'Institut national de neurochirurgie de Tunis. Il se trouvait depuis dans le coma après que son état se fut dégradé.

Le journaliste, dont le nom complet est Loucas Mebrouk Von Zabiensky et le  pseudonyme Lucas Dolega, travaillait pour EPA depuis avril 2006. Il est le seul  journaliste à avoir été tué lors de la révolution tunisienne. Depuis l'annonce de son décès, deux pages sur Facebook ont été créées pour lui rendre hommage, où de nombreux contributeurs tunisiens louaient son "courage". La France a déploré lundi la violence "disproportionnée" qui a provoqué sa mort, demandant que "toute la lumière" soit faite sur ses circonstances. Lucas Mebrouk a été "victime d'un acte homicide délibéré", selon le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.

le 20 janvier 2011 à 06:23

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