Le «Cav» se rebiffe

Publié le par actu

 

Mark Cavendish a remporté la 5e étape du Tour de France 2010 à Montargis. Fabian Cancellara conserve le Maillot Jaune au terme d'une journée chaude et tranquille.



Le «bad boy» qui fond en larmes. La 5e étape du Tour de France a marqué le grand réveil de Mark Cavendish, et dévoilé son visage humain. Décrié toute cette saison, passé totalement au travers la veille à Reims, le Britannique a surmonté les critiques en montrant qu’il n’avait pas perdu du jour au lendemain le talent qui lui avait permis jusque-là de remporter 10 étapes sur le Tour (6 en 2009, 4 en 2008). Un succès fort, très fort pour quelqu’un qui traversait à 25 ans sa première crise de confiance, n’ayant été habitué jusqu’ici qu’aux lumières de la gloire. «Ce n’était pas une bonne année. J’étais désolé pour l’équipe hier. Cette victoire signifie beaucoup. Avant, mes victoires m’avaient placé sur un nuage. Je suis retombé de mon nuage, j’ai dû passer par un enfer», craquait le Britannique à l’arrivée, pleurant comme une madeleine.

Les larmes de Cavendish
En menant l’essentiel de la chasse aux trois échappés du jour (Gutierrez, El Farès, Van de Walle), sous un soleil écrasant entre Epernay et Montargis (187,5 km), son équipe HTC-Columbia lui avait démontré que ses échecs des jours précédents n’avaient pas affecté sa confiance en son sprinteur maison. Le Britannique a justifié l’effort de ses équipiers en remportant un sprint pas forcément limpide mais où, cette fois, il a pu faire valoir son explosivité. Ainsi, le train jaune et blanc HTC-Columbia était brisé à 4 km du but par l’apparition de coureurs de la Lampre mais surtout de Garmin-Transitions. Avec quatre éléments à la queue leu leu sous la flamme rouge, l’équipe américaine lançait le sprint pour Tyler Farrar. Mais Mark Cavendish avait toujours la protection de son poisson-pilote Mark Renshaw. Julian Dean, le dernier échelon avant de propulser Tyler Farrar, coinçait, enfermant son leader et laissait la porte ouverte au duo Renshaw-Cavendish.

Hushovd conforte son Maillot Vert
Relégués plus loin, ni Alessandro Petacchi, ni Thor Hushovd ne pouvaient perturber le Britannique par un démarrage lointain. A la bonne vieille méthode d’autrefois, Renshaw lâchait son sprinteur à 200 mètres de la ligne pour un sprint court comme il les aime. Les jambes retrouvées, le «Manxman Missile» s’imposait assez facilement devant Gerald Ciolek et Edvald Boasson Hagen. La grosse larme versée sur le podium témoignait de bien des tracas traversés cette année et le relance totalement dans ce Tour de France, le moral maintenant au beau fixe. 5e, Thor Hushovd fait malgré tout une belle affaire dans la perspective du Maillot Vert, Petacchi n’ayant pu se mêler à la lutte (8e). La 6e étape vendredi entre Montargis et Gueugnon pourrait organiser une revanche. Qu'on se le dise, il faut de nouveau compter sur Cavendish.

Classement de la 5e étape :
1. Cavendish (GB, HTC-Columbia) 4h30'50''
2. Ciolek (All, Milram) m.t.
3. Boasson Hagen (Nor, Sky) m.t.
4. Rojas (Esp, Caisse d'Epargne) m.t.
5. Hushovd (Nor, Cervélo) m.t.

Publié dans actualité sportive

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