Le car de l'équipe du Togo attaqué: "On s’est fait mitrailler comme des chiens"

Publié le par actu

  Le car de l'équipe nationale, qui rejoignait le pays organisateur de la Coupe d'Afrique des Nations, l'Angola, s'est fait attaquer...
Les joueurs de l'équipe nationale du Togo
Les joueurs de l'équipe nationale du Togo
REUTERS/© STR New / Reuters

Terrifiant témoignage du joueur de l'équipe du Togo, Thomas Dossevi, sur RMC: "Je vais bien mais des joueurs sont dans un sale état, a déclaré le joueur du FC Nantes. C'est de la folie. On est à l'hôpital. On s'est fait mitrailler comme des chiens. Ils étaient cagoulés, armés jusqu'aux dents. On est resté 20 minutes sous les sièges du bus. On arrivait du Congo où on était en stage. On rentrait en Angola pour préparer la CAN. C'est horrible. Il y avait une sécurité mais ça n'a pas suffit. Les joueurs sont dispatchés. Trois joueurs ont reçu des balles dans le ventre, le chauffeur a été touché. Ça s'est passé il y a deux heures à l'avant du bus."

D'après plusieurs sources, le chauffeur du bus est mort et 2 joueurs sont touchés. "Serge Akakpo, qui joue en Roumanie, est touché au rein. Il a perdu beaucoup de sang, c’est grave, explique Richmond Forson, capitaine de l'équipe, sur 20minutes.fr: "On a vu la mort en face. Ça tirait, puis ça se calmait. Puis deux minutes après ça retirait. On s’est tous couchés au sol, les uns sur les autres, parce qu’il n’y avait pas assez de place dans le bus. Il y en a qui priaient. Les autres parlaient aux blessés."

Que s'est-il passé? Ce vendredi après-midi, à 15h15, le car de l'équipe togolaise arrivait dans l'enclave du Cabinda, en Angola, un des sites où allait commencer la
Coupe d'Afrique des Nations (CAN). D'après lequipe.fr, c'est à ce moment que des tirs d'arme lourde ont visé le bus des Eperviers. Les passagers du bus se sont aussitôt allongés dans le bus pour éviter aux balles.

Le Cabinda, c'est une enclave angolaise au sein du Congo... mais certains Cabindais auraient souhaité être indépendants au moment de la décolonisation. Petit souci: ils ont plein de pétrole, d'où une certaine difficulté pour le gouvernement angolais à s'en séparer. Et voilà comment on créee une rébellion pas très médiatique, mais qui dure depuis plusieurs dizaines d'années. Le gouvernement angolais avait tenu à faire jouer des matches dans cette zone pour réaffirmer son appartenance à l'Angola. Un choix risqué..
D'après la BBC, "cette attaque est un acte de terrorisme". Façon de dire, c'est la faute aux rebelles.

Même si le bus était protégé par la police, se déplacer en bus pour faire le trajet Congo (où ils étaient en stage)- Angola n'est vraiment pas recommandé, et ce pour des raisons élémentaires de sécurité.

On ignore encore si la compétition va être annulée ou reportée, mais les joueurs du Togo n'avaient plus le coeur au
football, ce vendredi soir. "Tout ce qu'on veut, c'est rentrer à la maison" confie l'attaquant Jonathan Ayité sur RTL.


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Publié dans actualité sportive

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