Laurent Blanc: "Je ne suis pas devenu sélectionneur pour devenir le Père Fouettard de l'équipe de France"

Publié le par actu

Laurent Blanc

 

 
Laurent Blanc
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Qui? Laurent Blanc, nouveau sélectionneur de l'équipe de France, lors de sa première conférence de presse.

Le contexte: le "Président" s'est présenté pour la première fois devant la presse... en lisant un texte préparé à l'avance, assez convenu, dans lequel il réaffirme son attachement au maillot bleu. Un prompteur n'aurait pas été de trop pour fluidifier un peu sa diction...

Bonus track: "Je suis très fier d'être là comme sélectionneur de l'équipe de France. Joueur, j'y ai connu des moments pénibles, mais aussi des moments forts. A moi de lui rendre ça. Mon attachement à l'équipe de France n'est plus à démontrer, il est total. J'avais l'opportunité à l'intersaison de m'engager sur d'autres challenges sportifs. Mêmes les récents évènements n'ont jamais remis en cause ce sentiment. Cette ambition dont je parle pour l'équipe de France, celle de ceux qui vont faire la route avec moi, car l'équipe de France nous dépasse."

"Ma démarche sera de retenir les meilleurs joueurs. L'objectif ne sera pas loin quand l'équipe retrouvera du plaisir à jouer. Rigueur, discipline, plaisir, ces mots ne sont pas incompatibles. Je prends l'équipe de France telle qu'elle est. Je ne peux pas faire comme s'il ne s'était rien passé en Afrique du Sud."

"J'ai été déçu par le bilan sportif, mais j'ai aussi été déçu par certains comportements. J'ai toujours eu des principes, pas seulement dans ma vie sportive."

"Je ne peux pas vous communiquer la composition de mon staff car des négociations sont en cours, mais je peux déjà vous dire qu'il s'agira d'hommes nouveaux. Je peux confirmer que j'aurais à mes côtés Jean-Louis Gasset, qu'Alain Boghossian restera avec nous, que Marino Faccioli sera le directeur administratif de l'équipe de France et que j'ai fait appel à 2 hommes d'expérience que je connais bien, Henri Emile comme coordinateur sportif, et Philippe Tournon comme chef de presse."

"Je veux avec les médias des relations dépassionnées, professionnelles, respectueuses, courtoises. Je n'envisage pas une équipe de France en vase clos, coupée du monde. Il faut faire un effort, et je pense que le football doit s'ouvrir. On n'a qu'à voir l'exemple que donnent d'autres sports collectifs qui ont des résultats."

(on passe aux questions)

"Ma réflexion première en ce moment va pour constituer mon staff technique et médical. Les personnes qui seront avec nous, seront totalement avec nous, et affiliées à aucun club, comme ça a pu être le cas [référence directe  au préparateur phyisque Robert Duverne, longtemps partagé entre Lyon et les Bleus, sous l'ère Domenech, ndlr]. Rassurez-vous, il y a aura 11 joueurs sur le terrain en Norvège, on ne déclarera pas forfait! "

"Ce qui m' a le plus déçu, c'est le comportement du groupe, lors de l'entraînement ouvert aux médias, à 48h d'un 3ème match contre l'Afrique du Sud. Les responsables sont nombreux, mais les responsables de cette décision à mon avis réfléchie mais mal réfléchie, moins. Les conséquences ont été multipliées. Quant à savoir s'il y aurait des sanctions, ce n'est pas une décision que je peux prendre."

"Je ne suis pas devenu sélectionneur pour devenir le Père Fouettard de l'équipe de France. Je dois leur inculquer le meilleur état d'esprit possible. Je vais être jugé sur les résultats."

"Et s'il y a de supers joueurs dans le championnat albanais qui sont de nationalité française, on le saurait. Les meilleurs joueurs français, on les connaît. Il y a des choses à faire avec des jeunes joueurs. Je vois trop de jeunes joueurs faire des choix sportifs pas toujours les meilleurs car ils ne prennent pas assez en considération l'équipe de France."

"Très peu de gens peuvent dire ce qui s'est passé à Knysna. J'en connais certaines. Elles me diront certainement ce qui s'est passé."

"On aurait pu penser qu'après la
Coupe du Monde, un sélectionneur puisse s'appuyer sur un noyau de joueurs. Mais après ce qui s'est passé, le noyau n'a même pas la taille d'un pépin de melon! La première partie de mon travail va être de trouver un noyau fort qui sportivement nous garantisse un certain niveau, mais aussi au niveau du comportement."

"Soyons humbles et même si on a connu des moments extraordinaire, dans un premier temps, il va falloir faire profil pas pour ne pas affirmer qu'on va gagner l'Euro ou la Coupe du monde. Il faut reconstruire, pour récupérer, j'espère dans 2 ans, une place dans le gotha mondial."

"J'aurais aimé que la France fasse un meilleur parcours. Il est plus confortable de disposer de joueurs qui ont une confiance accrue, alors que là il est minime. Ce n'est pas la meilleure façon de préparer l'avenir, ne serait-ce que le premier match de qualification."

Publié dans actualité sportive

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