La Loire : trois mineurs dévastent une usine ... pour s'amuser

Publié le par actu

Les photos du saccage de l'usine Jolymousse à Mably

 
 

 

 
Les photos du saccage de l'usine Jolymousse à Mably
Capture d'écran de RMC

Samedi soir, trois garçons âgés de 12 à 14 ans sont entrés dans une usine de tissus d'ameublement de Mably (Loire).

Une fois dans les lieux, ils ont complètement saccagé l'usine de 1.100 m2.

Ils n'y sont pas allés de main morte comme le précise une source proche de l'enquête : ils ont déversé de l'huile sur des coussins, vidé des extincteurs, porté des inscriptions obscènes sur des draps, détruit des machines à coudre, cassé des lampes et renversé des rouleaux de tissu...

L'évaluation des dégâts est de 100.000 euros.

Les jeunes voyous ont été mis en fuite par le propriétaire. Ils ont été arrêtés peu après par la police. Ils ont expliqué qu'ils avaient voulu s'amuser.

Après leurs auditions, ils ont été remis à leur parents. La justice doit se prononcer sur les suites qu'elle entend donner à ce saccage.

Sur RMC, Marcel Peurière, le directeur de l'usine, ne comprend pas.

"On ne sait pas pourquoi ils ont fait ça. Ils ont dit à la police que c'était pour s'amuser. Mais il y a quand même 1100 m² dévastés."

"Il y a eu des soucis le week-end dernier. C'est pour ça que j'avais mis en place un système de rondes la nuit avec mon fils. C'est lui qui s'est rendu compte qu'un des ateliers était allumé. Il a aussitôt prévenu la police, qui après une course-poursuite, les a arrêtés en moins de 10 minutes."

"Ces jeunes habitent dans le quartier. Des jeunes sans histoires. J'ai vu les parents du plus jeune, 12 ans, ils sont complètement atterrés. Ils se demandent s'il n'a pas été entraîné par les autres. On ne saccage pas comme ça pour s'amuser, on ne fait pas 100.000 euros de dégâts pour s'amuser!"

"Le plus bizarre, c'est que c'est la 2ème fois qu'on s'attaque à notre atelier. La première fois, il y avait eu peu de dégâts. Mais c'est curieux..."

Seule bonne nouvelle: l'atelier a été à peu près remis en l'état, et les salariés du site ne seront pas au chômage technique, note Le Progrès.

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