La Corée du Nord menace d'employer la force nucléaire

Publié le par actu

Le USS George Washington arrive à Busan pour des manœuvres prévues entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.


Le USS George Washington arrive à Busan pour des manœuvres prévues entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. Crédits photo : AP

Pyongyang s'élève contre des manœuvres militaires prévues à partir de dimanche entre les Etats-Unis et la Corée du Sud et prévient qu'elle déclarera une «guerre sacrée de représailles» contre les deux alliés.

La Corée du Nord se dit prête à entrer en «guerre sacrée de représailles» contre les Etats-Unis et la Corée du Sud. Dans la nuit, la Commission de la défense nationale nord-coréenne a menacé de recourir à une «puissante dissuasion nucléaire» face aux manœuvres militaires prévues à partir de dimanche entre les deux pays, selon le compte-rendu de l'agence officielle KCNA.

«Toutes ces manœuvres guerrières ne sont rien d'autre que de pures provocations destinées à étouffer quasiment la République populaire démocratique de Corée par la force des armes», a ajouté KCNA. Dès lors, «l'armée et le peuple de République démocratique populaire de Corée lanceront une guerre sacrée de représailles, à leur façon et au moment nécessaire, en s'appuyant sur la dissuasion nucléaire et afin de contrer les intentions belliqueuses des impérialistes américains et de leurs pantins sud-coréens», affirme l'agence officielle.

 

Adresser un «message fort»

 

«Une guerre de mots avec la Corée du Nord ne nous intéresse pas. Ce que nous espérons de la Corée du Nord, c'est moins de paroles provocantes et plus d'actions constructives», a rapidement réagi le porte-parole du département d'Etat, P.J. Crowley. Ce dernier a exhorté Pyongyang à se garder de tout acte «provocateur», jugeant les menaces «imprudentes». «La Corée du Nord ferait mieux d'évaluer la situation actuelle, de ne pas entreprendre tout autre acte agressif», a-t-il ajouté.

Les alliés américains et sud-coréens ont décidé d'organiser dix exercices navals dans les prochains mois, afin d'adresser un «message fort» à la Corée du Nord. S'appuyant sur les conclusions d'une enquête internationale, ils accusent le régime communiste de Pyongyang d'être responsable du naufrage fin mars de la corvette sud-coréenne Cheonan. Mais dans un communiqué, la Commission nationale de défense nord-coréenne a à nouveau démenti que Pyongyang soit à l'origine du naufrage de ce naufrage, qui avait causé la mort de 46 marins.

Vendredi, la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, avait déclaré devant les délégués de l'ARF (Forum régional sur la sécurité) rassemblés à Hanoï que la Corée du Nord devait «changer fondamentalement son comportement» et «respecter son engagement de dénucléarisation» pris en 2005. Si Pyongyang respectait ce dernier point, «alors des opportunités diplomatiques pourraient potentiellement se faire jour», a souligné Philip Crowley. Un porte-parole de la délégation nord-coréenne à Hanoï, Ri Tong Il, avait lui dénoncé une «diplomatie de la canonnière» des États

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