La condamnation à mort par lapidation de Sakineh suspendue

Publié le par actu

Sakineh Mohammadi-Ashtiani

 
Sakineh Mohammadi-Ashtian © LCI

Son fils disait en début de semaine craindre l'exécution de sa mère à la fin du ramadan. Mais pour l'heure la menace s'éloigne, au moins temporairement. Les autorités iraniennes ont suspendu la sentence de mort par lapidation rendue contre Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette femme reconnue coupable d'adultère, a annoncé mercredi le ministère iranien des Affaires étrangères. "Le verdict concernant ces affaires (de relations) extramaritales a été suspendu et il est en cours de réexamen", a déclaré le porte-parole du ministère, Ramin Mehmanparast, à la chaîne publique de telévision en langue anglaise Press TV. Dans un communiqué diffusé mercredi, Amnesty International a jugé cette suspension insuffisante. Mercredi toujours, un responsable de la justice iranienne a également démenti les informations selon lesquelles Sakineh avait été récemment fouettée. 

 

 

 

La "suspension" de la condamnation à mort a été annoncée officiellement le 9 juillet par l'autorité judiciaire iranienne, et réaffirmée régulièrement r :

  • depuis par divers dirigeants iraniens, publiquement ou en privé en réponse à plusieurs initiatives diplomatiques lancées pour demander un geste de clémence à Téhéran. Le sort de Sakineh Ashtiani, 43 ans, condamnée pour double adultère et complicité de meurtre de son mari pour relation illégale avec deux hommes, suscite une vague de contestation sur la scène internationale, plusieurs dirigeants politiques et célébrités intercédant en sa faveur. Mercredi encore, le Parlement européen a condamné la sentence iranienne et le site de la revue de Bernard-Henri Lévy, "La règle du jeu", publiait, après celles notamment de Carla Bruni-Sarkozy et Isabelle Adjani, la lettre de la secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, affirmant que la France s'était portée "responsable" de son sort. Et les Etats-Unis ont appelé l'Iran à "respecter ses obligations", nées de traités ratifiés par ce pays, dans le cas de la condamnation de Sakineh.

Par ailleurs, le ministère français des Affaires étrangères a affirmé mercredi douter de la sincérité de la démarche de l'humoriste controversé Dieudonné qui a annoncé aller dimanche en Iran pour obtenir la clémence pour Sakineh.

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