L'Inter remporte la Ligue des Champions, et "vole sur le toit de l'Europe"

Publié le par actu

L'Inter a réalisé le premier triplé de son histoire, en battant le Bayern Munich 2-0 à Santiago Bernabeu, cathédrale du football espagnol. Au terme d'un match maîtrisé de bout en bout, les hommes de José Mourinho ont éteint quasiment toutes les tentatives de leurs adversaires, avant de s'approprier un trophée qu'ils n'auront pas volé, au terme d'un parcours couronné de succès (victoire contre Chelsea et Barcelone, excusez du peu).

La saison aura été belle jusqu'au bout pour l'Inter de Milan. Vainqueurs de la Coupe d'Italie face à l'AS Rome (1-0) et du Championnat, avec deux points d'avance sur le même club romain, les Intéristes ont donc réalisé un triplé inédit dans le football italien. Fier de l'exploit, le club affiche même une page spécialement crée pour l'évènement, titrant "Campioni al cubo"

"L'Inter vole sur le toit de l'Europe"

Naturellement, la presse italienne ne tarit pas d'éloges pour cette équipe qui a brisé l'hégémonie des clubs anglais en Ligue des Champions, et qui a notamment éliminé le FC Barcelone, grandissime favori de l'exercice.

Le Corriere dello sport titre en une "L'Inter champion d'Europe, [pour] Mourinho, le travail est fait". Dans son résumé de match, le journaliste parle d'un "Super Milito", au sein d'une "équipe irrésistible". L'Argentin, auteur d'un doublé, aura visiblement marqué les esprits du côté transalpin, récolte les suffrages, même si à l'issue du match, il a confié ne pas savoir "s'il resterait à l'Inter".

L'article du Corriere sent bon la joie à peine dissimulée du journaliste présent dans le stade, qui évoque "une nuit magique à Bernabeu", au bout de laquelle l'Inter a remporté la Coupe avec "du jeu et du caractère", le tout couronné par un doublé de Diego Milito. En résumé, le journaliste parle surtout d'un succès "signé Mourinho, qui n'a pas raté son occasion, et qui n'a rien laissé, ou si peu, à son ancien maestro Luis Van Gaal".

La une du Corriere sera donc "L'Inter, per la storia" ("L'Inter, pour l'Histoire")

 

La Gazzetta dello sport résume la situation sur la une de son site, par un "Grand Inter, c'est le triplé !"

 

Le journaliste fait parler Massimo Moratti, président du club vainqueur, en ces mots : "Un instant sublime, l'équipe a joué avec responsabilité, un match parfait du point de vue tactique". Le journaliste n'évoque pas un instant les faits de match, tant l'exploit mérite d'être commenté, encore et encore. Ainsi, la plupart des acteurs principaux s'expriment dans les colonnes du journal. Les larmes de Mourinho prennent ainsi une part plus importante que le doublé magistral de Milito. Selon le journal, l'entraîneur de l'Inter pense déjà à sa future destination annoncée, le Real Madrid : "Il est fait ainsi. Il arrive, il gagne, et quand il a la Coupe en main, il commence à penser à sa prochaine aventure avec sa prochaine équipe. José Mourinho l'a fait à Porto, il refera ici à l'Inter". Mourinho s'est fixé un objectif clair : il veut "devenir le premier entraîneur à remporter trois fois la Ligue des Champions avec trois clubs différents". De quoi le motiver à partir. L'entraîneur sait qu'il laisse une famille, mais il conclut son exercice par une phrase magnifique : "Il n'y a pas de mots. Nous avons dû attendre 45 ans. Cela a été une Ligue des Champions magnifique [...] J'ai beaucoup plus de cheveux blancs mais j'en ressors grandi".

Javier Zanetti, vainqueur de la Ligue des Champions, remercie son entraîneur par un troublant hommage : "Il restera un grand homme et un grand entraîneur [...] Je l'ai remercié pour tout ce qu'il a fait durant ces années. Il nous a fait faire un grand saut. Une grande partie du mérite de cette victoire lui revient", avant d'afficher ses ambitions pour le futur : "Nous regrettons que Mourinho nous laisse, mais cette équipe a encore beaucoup à gagner, et notre groupe a les moyens de le faire".

Tuttosport reconnaît, non sans une pointe de chauvinisme, que le "sacre de l'Inter est mérité", quand la plupart des pronostiqueurs voyaient Barcelone doubler la mise, en début d'année.


Le journal parle "d'une obsession pour l'Inter pendant des années et des années", à savoir la Ligue des Champions, qui trônera désormais dans la vitrine des trophées du club. Bien entendu, les hommages sont tout droit dirigés vers José Mourinho, "un entraîneur capable de changer en deux ans une équipe timide en Europe en une parfaite machine à victoires".

En revenant un peu plus longuement sur les faits de jeu, l'article souligne la qualité de charnière défensive intériste, véritable "défense blindée avec Samuel et Lucio", qui s'est montrée impériale ce soir-là. Le mach s'achève donc, et la conclusion du journaliste replace le sacre de l'Inter sur le plan historique : "Pour Milito, ce fut une soirée inoubliable, pour l'Inter, ce fut un match à consigner dans la légende.45 ans après le triomphe contre le Benfica, un autre Moratti peut encore pleurer. De joie, cette fois-ci". L'autre Moratti évoqué est Angelo Moratti (1909-1981), le père du président actuel, dont l'équipe avait, en son temps, remporté deux fois la Ligue des Champions (1964-1965).

Justement, le président actuel intervient, et affirme "revivre la même joie qu'il y a 45 ans", avant de glisser, ému : "J'ai trouvé tous les joueurs bouleversés par la joie, et je souhaite que cette soirée reste gravée pour toujours dans l'histoire de l'Inter"

Enfin, le site de la Stampa célèbre l'Inter, "sur le toit de l'Europe", et affuble Diego Milito, auparavant surnommé "Il Principe" (le Prince) d'un nouveau surnom : "le Roi".

Publié dans actualité sportive

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