Irlande du Nord : un policier blessé par une bombe

Publié le par actu

L'attentat est attribué à des groupes dissidents républicains.


L'attentat est attribué à des groupes dissidents républicains. Crédits photo : AFP

Un officier catholique a été grièvement blessé vendredi par l'explosion d'une bombe placée sous sa voiture dans un comté du nord de l'Ulster.

L'Irlande du Nord renoue-t-elle avec son noir passé? Alors qu'en 2009, des groupes dissidents de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) ont commis de nouvelles violences, 2010 commence avec un attentat perpétré contre un policier du nord de l'Ulster.

Le policier, catholique et âgé de 33 ans selon les médias britanniques, venait juste de quitter sa maison vendredi matin pour aller travailler dans son commissariat de Randalstown, dans le comté d'Antrim (centre de l'Irlande du Nord), quand la bombe placée sous sa voiture a explosé.

L'officier, dans un état « très sérieux », a été hospitalisé et devait subir une intervention chirurgicale, selon la BBC qui cite la police d'Irlande du Nord (PSNI). L'attentat est attribué à des groupes dissidents républicains mais il est encore trop tôt pour préciser lesquels.

Des groupes dissidents de l'IRA refusent toujours la paix

Ces derniers mois, des attentats portant la marque de groupuscules dissidents de l'IRA se sont multipliés, visant en particulier les forces de l'ordre. Les meurtres par balle de deux soldats britanniques et d'un policier ont ainsi été revendiqués en 2009 par les groupes IRA-véritable et IRA-continuité.

Ces attentats font craindre une résurgence des violences dans la province britannique semi-autonome. Un accord de paix signé en 1998 entre les anciens adversaires catholiques et protestants avait ramené la paix en Irlande du Nord, meurtrie par des violences qui ont fait plus de 3.500 morts en trois décennies. Et depuis 2007, un gouvernement biconfessionnel est en place, réunissant catholiques séparatistes et protestants unionistes.

Mais des organisations dissidentes de l'IRA (catholique) refusent toujours le processus de paix. Début novembre, la Commission indépendante de contrôle (IMC), qui surveille l'activité des milices paramilitaires, a averti que la menace constituée par ces groupes n'avait jamais été aussi élevée en six ans.

« Ceux qui perpètrent ce genre d'attaques ne réussiront pas à replonger l'Irlande du Nord dans les jours sombres du passé », a réagi Peter Robinson, premier ministre protestant d'Irlande du Nord, cité par la BBC. De son côté le vice premier ministre catholique et membre du Sinn Féin, Martin McGuiness, a dénoncé ces actes qui «ne servent aucun but ni aucune cause».

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article