Ils enterrent un proche, et découvrent par hasard, la tombe de leur fils, dans le carré des indigents

Publié le par actu

 

 

 

 

Olivier est décédé le 5 juillet dernier.

Cet homme de 42 ans a été enterré au cimetière d’Hellemmes, près de Lille, dans le Nord.

Sa famille n’a pas été prévenue de son décès.

Et ce père d’une fille de 20 ans a été enterré dans le carré des indigents.

Mercredi, sa famille a découvert, par hasard, sa sépulture, alors qu’elle se trouvait au cimetière, pour l’enterrement d’un proche, révèle La Voix du Nord.

En début de semaine, la mère d’Olivier lui avait laissé un message sur son répondeur pour l’inviter à l’enterrement de son oncle.

Et c’est après avoir enterré cet oncle, que la famille est remontée dans le cimetière, par l’allée où se trouve le carré des indigents.

Une jeune parente découvre alors sur une tombe l’inscription :

« Olivier Langlet, 1968 – 2010 »

Le nom du fils de Josiane Vermeersch et d'Élie Langlet, son ex-mari également présent à l’enterrement, précise La Voix du Nord.

« Je me suis dit, "c’est mon fils", ça a été instinctif ! » explique Elie, le père d’Olivier.

Christophe, le frère d’Olivier téléphone de suite aux pompes funèbres :

« Je voulais vérifier que c’était juste un homonyme et que tout s’arrête là ».

Mais il ne s’agit pas d’un homonyme.

« En deux, trois secondes, tout le monde s’est mis à hurler ».

Et la mère d’Olivier s’est « écroulée ».

« Elle enterre son frère et trouve son gosse dans une tombe à côté, c’est impensable » confie, en colère, Jean-Claude.

Une famille qui veut comprendre les raisons pour lesquelles elle n’a pas été prévenue et attend des « explications, des excuses et l’assurance qu’une telle chose ne puisse plus arriver à personne ».

Avec une seule idée en tête : « qu’Olivier soit sorti de ce trou et puisse avoir un enterrement décent ».

Jeudi la mairie d’Hellemes a assuré qu’elle prendrait en charge l’opération, indique La Voix du Nord.

Une situation qui ne semble pas si exceptionnelle que ça.

Ainsi la société de pompes funèbres qui a pris en charge l’enterrement d’Olivier, sur réquisition de la mairie, explique le caractère fréquent d’une telle situation.

"Nous répondons à un marché public pour l'inhumation de personnes sans famille ou sans argent. Des 'indigents', on en a régulièrement, surtout quand les enfants sont partis loin, ou que les défunts n'avaient plus de contacts avec leurs proches. Il arrive souvent aussi que les familles soient retrouvées après l'inhumation".

Les pompes funèbres précisant également que les obsèques doivent avoir lieu, impérativement, au maximum six jours après le décès.

 

Publié dans fait divers

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