Il voulait filmer les Bleus à leur descente d'avion au Cap: "Je me suis fait menotté"

Publié le par actu

"Le G20 en survêt". C'est l'expression trouvée par un journaliste de I-Télé pour parler de "la politique de sécurité incroyable" autour des Bleus.

Présent à Knysna lors du départ de l'équipe de France pour le Cap, Thomas Thouroude, le journaliste d'I-Télé, détaille l'important dispositif de sécurité: "Il y avait une colonne importante de policiers, beaucoup d'agents de sécurité". Le journaliste raconte aussi: "On ne pouvait pas approcher les Bleus. Notre cadreur en a fait les frais. Il a été raccompagné manu militari loin des Bleus."

(Images I-télé - Merci à L'Oeil du Post)


Quelques heures plus tard, au Cap cette fois-ci, c'est un journaliste d'Infosport qui a fait les frais du service de sécurité. "Depuis un terrain vague", il voulait filmer les Bleus à leur descente de l'avion au Cap, avant qu'ils ne montent dans le bus. Olivier Tallaron s'est ensuite fait arrêter par la police locale, avant d'être menotté, puis relâché une fois que les bus de l'Equipe de France n'étaient plus à portée de vue, raconte-t-il au Post.


Où étiez-vous quand vous avez été arrêté?
"Je suis allé à l'aéroport du Cap pour filmer des images pour Canal. L'Equipe de France arrivait sur un terminal excentré. Quand je suis arrivé à la fameuse entrée de ce terminal, il y avait un terrain vague, où il n'y avait rien dessus. Une superbe vue pour voir monter les joueurs dans leur bus. Ce n'était pas une zone sécurisée."

Quand la police est-elle intervenue?
"Je suis arrivé une heure et demie avant que les Bleus atterrissent. Il faisait quasi nuit. Personne ne pouvait me voir. C'est au moment où les Bleus sont arrivés, que j'ai vu un énorme projecteur blanc. C'était un 4x4 de flics. Trois policiers locaux sont descendus avec des mitraillettes. Ils m'ont demandé qui j'étais et ont vite compris que j'étais journaliste. Ils m'ont pris ma caméra, l'ont mise dans leur voiture puis m'ont menotté et m'ont fait monter dans la voiture. Ils m'ont relâché seulement lorsque le bus des joueurs est parti. Au total, ça a dû durer 45 min".

Pensez-vous avoir dépassé les limites pour aller faire ces images?
"Ils m'ont dit que c'était une zone non autorisée. Nulle part c'était écrit que c'était interdit. J'étais sur un terrain vague, pas dans un périmètre sécurisé, enfin jusqu'à ce qu'ils m'arrêtent. On prend toujours un peu de risques pour avoir de belles images".

Un de vos confrères sur I-Télé disait que côté sécurité, "c'est un peu le G20 en survêt"...
"Hier, quand les bus des Bleus sont partis, j'ai compté combien de voitures de flics il y avait. Au total: 16 pour les accompagner sur le trajet. J'avais vraiment l'impression qu'il s'agissait d'hommes politiques. C'était hallucinant car ce n'est que du foot. Mais je ne sais pas si les consignes viennent du staff ou de l'organisation..."

C'est le même dispositif pour les autres équipes?
"Ça, je n'en sais rien du tout".

D'un point de vue général, les Bleus sont-ils difficiles d'accès?
"Oui très difficile. C'était déjà la même chose en 2006 et en 2008. Ils ont peut-être besoin de calme (sourire)."

 

Publié dans actualité sportive

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