Fouilles explosives dans le métro parisien

Publié le par actu

Des appareils fixes détectent les matières explosives.

Des appareils fixes détectent les matières explosives./S. Ortola/20 Minutes

SECURITE - L'Etat expérimente un dépistage des matières dangereuses dans les transports...

Les Parisiens seraient-ils prêts à se plier à un dépistage des matières explosives dans les transports en commun? C’est ce que cherche à évaluer le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), qui mène depuis lundi une expérimentation à la station Bibliothèque-François-Mitterrand (BNF). Le dispositif est testé jusqu’au 12 février.
 
Les volontaires sont sceptiques
 
«Nous savons que les outils de contrôle fonctionnent. En revanche, nous voulons tester l’acceptabilité de ce contrôle par les voyageurs dans les transports avec un flux important», explique Claude Azam, le chef du service de défense, de sécurité et d’intelligence économique au ministère des Transports. Le principe de la détection est le même que celui déjà en place dans les aéroports.

Un agent frotte une petite lingette sur le sac du passager et le fait ensuite analyser par un appareil fixe ou mobile qui détecte les traces de matières explosives. Si le résultat est positif, des policiers de la préfecture de police sont prêts à intervenir. L’opération se fait sans fouille ni palpation et dure environ une minute. Les usagers, tous volontaires, doivent remplir un questionnaire d’évaluation avant de partir. «Le test est rapide. Mais l’appliquer à tout le monde dans la gare est impossible. Imaginez ceux qui sont en retard et qui doivent passer à la détection», fait remarquer Nicolas, 20 ans, étudiant en licence de gestion.

«L’effet recherché est surtout d’être dissuasif. On peut l’être à moindre coût. Il faut créer le doute chez les terroristes», répond le préfet François Lucas, directeur protection et sécurité de l’Etat. Chaque jour, 87.000 personnes transitent par la station BNF, la 7e du réseau. A terme, cette plate-forme partagée par la RATP et la SNCF pourrait devenir une zone privilégiée de tests pour l’Etat.

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