Fin de la prise d'otage à la prison de la Santé à Paris: tout le monde est indemne

Publié le par actu

PRISON - L'otage était un psychiatre...

  

Une prise d'otage s'est déroulée ce mercredi à la prison de la Santé à Paris. Un détenu, considéré comme dangereux, a pris en otage un psychiatre, le directeur du service médico-psychologue régional (SMPR) de l'établissement. Le forcené s'est rendu, les négociations ont eu lieu dans le calme, sans utilisation de la force.

Arthur Dreyfuss, porte-parole adjoint du ministère de la Justice, a précisé que la prise d'otage avait eu lieu «au sein du quartier d'isolement» de la prison. Le détenu s'appelle Francis Dorffer, 26 ans. Il avait déjà été impliqué dans deux autres prises d'otage dont une dans la prison de Clairvaux, en novembre dernier. Le ministère de la Justice ne confirme pas l'information pour le moment. Le détenu demandait son transfert à Mulhouse. Débutée en fin de matinée, la prise d'otage s'est terminée vers 17h. Michèle Alliot-Marie s'est rendue à la cellule de crise, selon le ministère. Si on ne sait pas où va aller Francis Dorffer, il va être dans tous les cas transféré dans un autre établissement pénitentiaire.

L'avocat du détenu, maître Thomas Hellenbrand, contacté par 20minutes.fr, explique que «Francis Dorffer est quelqu'un qui est seul, à part sa compagne. Il a toujours souhaité être rapproché d'elle. Quand il a l'impression qu'il n'est pas écouté, il commet de tels actes».

Un bout de bois pointu

 

Selon Christophe Vande Walle, représentant syndical F.O. pénitentiaire , présent au moment des faits, la prise d'otage a eu lieu vers 11h30, tout a été bloqué autour de la Santé à midi. «Le détenu n'a pas utilisé d'arme à feu ou d'arme blanche. Il a dû bricoler quelque chose», précise-t-il. En milieu d'après-midi, Régis Grava, secrétaire local Ufap, présent à l'intérieur au moment des faits, a expliqué que le détenu «a caché un bout de bois pointu près de ses parties génitales, qui n'a pas été vu pendant la fouille».

«Le quartier est bouclé», confiait une jeune femme habitant près de la prison, vers midi. «Il y a beaucoup de policiers, les gens ne peuvent pas passer dans la rue de la Santé». Une journaliste de 20minutes.fr, sur place, précisait qu'un barrage boucle la rue, devant la prison. A l'annonce de la prise d'otage, «il y a eu de l'agitation du côté des autres détenus, qui se sont ensuite calmés», raconte Régis Grava.

Un détenu inscrit au registre des détenus particulièrement surveillés

Selon deux sources syndicales, le détenu serait inscrit au registre des détenus particulièrement surveillés (DPS), un registre qui répertorie les détenus considérés comme présentant des risques pour l'ordre et la sécurité. Moins de 1% des détenus y sont inscrits. Le détenu avait été transféré à la Santé il y a cinq mois et est décrit comme «instable psychologiquement».

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