Et à la fin c'est la France qui gagne

Publié le par actu

L'équipe de France de handball célèbre son titre de championne d'Europe à Vienne le 31 janvier 2010.
L'équipe de France de handball célèbre son titre de championne d'Europe à Vienne le 31 janvier 2010. /REUTERS/Oleg Popov

HANDBALL - Les Bleus sont devenus pour la deuxième fois après 2006 champions d'Europe en dominant la Croatie en finale (25-21)...



Non, cette équipe a décidé de ne rien partager. A elle les honneurs, les titres et le triplé historique (JO, Mondial, Euro), aux autres les pleurs, les regrets et l'admiration. Les supporters croates peuvent toujours siffler Nikola Karabatic à se gercer les lèvres, la vérité du terrain est têtue: la France est championne d'Europe 2010. Donc un peu  du monde dans un sport aussi européo-centré. Comme les autres équipes, la Croatie a tenu une mi-temps avant d'être concassée après la pause.



La médaillé accrochée autour du cou, Claude Onesta peut enfin lâcher les grands mots. «Cette équipe est rentrée dans l'histoire du sport français, il y a un état d'esprit qui la rend unique», avance un sélectionneur enfin libéré après un Euro mal embarqué et mal préparé comme il n'a cessé de le répéter. «On nous a tellement bassinés avec ce triplé qu'on peut enfin le savourer», complète un Thierry Omeyer qui a encore confirmé qu'il n'était pas devenu le meilleur gardien de la planète sur un malentendu.

«Avec des Omeyer, Karabatic et tous les autres, comment tu veux qu'on perde?»

Imbattable, le mot est lancé. A voir les sourires  des joueurs croates, ces derniers n'ont pas vraiment honte d'avoir perdu face à une telle équipe. «Je ne vais pas dire que je n‚ai pas eu peur, mais je savais qu‚à un moment ou un autre les Croates allaient lâcher. Passé vingt minutes de jeu, personne ne peut résister à notre rouleau-compresseur quand on est à ce niveau», ose même Claude Onesta.

Chez ses joueurs, l'heure est à la bière des braves et à l'incrédulité devant leur propre performance. «Avec des Omeyer, Karabatic et tous les autres, comment tu veux qu'on perdre?», finit par se demander Xavier Barachet du haut de ses 21 ans. Perché sur son nuage, Michael Guigou développe avec ses mots à lui. «Putain, mais c'est hallucinant, j'en reviens pas. Je crois que c'est encore plus fort que la victoire au Mondial chez eux à Zagreb», lâche l'ailier montpelliérain.

A quelques mètres des héros du jour,  Daniel Costantini savoure le chemin parcouru par ce handball français depuis 20 ans et les fins fonds des divisions inférieures d'où elle partait. «On se demande où va s'arrêter cette équipe. Elle nous bluffe». L'ancien sélectionneur n'est pas le seul à se poser la question, il y a toute la planète handball qui aimerait bien savoir quand ces Bleus vont décider à redescendre sur terre.  Réponse en 2011 pour le championnat du monde en Serbie.

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