Dublin, le jour au musée, la nuit sur les docks

Publié le par actu

Temple Bar, un quartier dédié à la nuit. (Photo: DR)


Temple Bar, un quartier dédié à la nuit. (Photo: DR)

La plus jeune des destinations européennes - un habitant sur deux a moins de 35 ans - fait une rentrée éblouissante avec l'expo Gabriel Metsu à la National Gallery.

 

1. Le retour de Metsu

 

Contemporain de Vermeer, Gabriel Metsu fait l'objet d'une grande exposition à la National Gallery de ­Dublin. Trente-huit tableaux - dont beaucoup proviennent de grands musées américains et de prestigieuses collections privées - envahissent les cimaises du musée dublinois. Même la reine Élisabeth II y est allée de son prêt personnel ! Jusqu'en 1866, date à laquelle Théophile Thoré tire Vermeer de l'oubli, Metsu règne sur le Siècle d'or hollandais. « Cette présentation va permettre de redécouvrir cet égal de Vermeer », plaide Fionnala Croke, l'un des commissaires de cette exposition rare, qui coïncide avec la sortie du catalogue raisonné de l'artiste. La National Gallery possède deux œuvres majeures de Metsu dont La femme lisant une lettre, point de départ de cette magnifique expo.

National Gallery of Ireland, Merrion Square West.. Jusqu'au 5 décembre 2010. www.nationalgallery.ie

 

2. Le Grand Chic

 

La galerie municipale d'art moderne présente un des représentants les plus importants de la peinture outre-Manche : John Lavery. Originaire de Belfast, il entreprit au tournant du XXe siècle de peindre notamment la « high society » britannico-irlandaise. Cent tableaux sont réunis pour l'occasion, dont celui de Michael Collins, le héros de l'indépendance irlandaise. On navigue dans un esthétisme à la Visconti, entre ombrelles, crinolines, parcs ombragés et tenues de cricket, dans les décors somptueux de la gentry. Une peinture qui possède un chic fou !

The Hugh Lane, Parnel Square. Jusqu'au 31 oct.

 

(Ph: J.Deakin/Black and white photograph of francis Bacon, 1967. Dublin city Gallery the Hugh Lane 2010)
(Ph: J.Deakin/Black and white photograph of francis Bacon, 1967. Dublin city Gallery the Hugh Lane 2010)

 

 

3. Bacon forever

 

L'endroit est incroyable. Au cœur de la même Galerie municipale d'art moderne, l'atelier du peintre irlandais Francis Bacon apparaît dans une salle tel qu'il fut au 7, Reece Mews (South Kensington) à Londres. Il aura fallu le travail de 40 archéologues durant un an pour démonter et remonter à l'identique ce fabuleux trésor. Tout est en place : murs, fenêtres, sol jonché de papier journal et bouteilles de champagne vides. Des photographies du peintre, de ses proches et de son repaire londonien encerclent l'atelier, ainsi que quelques toiles. Devant le refus de La Tate Modern de recevoir cet espace, John Edwards, légataire universel de Bacon, s'était tourné vers Dublin, où naquit le peintre en 1909. Une initiative successful.

The Hugh Lane, Parnel Square. Jusqu'au 31 oct. 2010.

 

4. Les bars

 

Ils sont légion et s'emplissent d'une foule jeune et festive jusqu'au petit matin, tous les jours de la semaine ! « Temple bar » est à la fois une rue et un quartier piéton dédié à la nuit, qui concentre des dizaines d'établissements où la bière brune coule à flot. Autre lieu, un peu plus excentré mais très chaleureux : le nouveau quartier des Docks, situé de part et d'autre de Liffey River et dont les deux monuments emblématiques sont le ­Centre des congrès, œuvre de l'architecte américain Kevin Roche, et le Théâtre national, ouvert depuis mars. Sur un ancien bassin, on découvre de nouveaux lieux pour noctambules, comme l'Ocean Bar (Charlotte Quay Dock), QG des équipes de Google, venus en voisins.

 

5 . Radisson Blu Royal Hotel

 

On peut appartenir à l'un des plus célèbres « resorts » hôteliers au monde et revendiquer sa couleur locale. C'est le cas du Radisson Blu, admirablement situé au cœur de Dublin : lobby taillé dans du marbre du ­Connemara et proclamation de l'indépendance de ­l'Irlande gravée sur les vitres du bar à whiskies… ! Les 150 chambres offrent un confort élégant signé du designer Anthony Reddy. Le bar a été sacré meilleur du pays en 2008 ! Quant au restaurant, baptisé Verres en vers, il offre un brunch très couru le dimanche (29,50 €).

Radisson Blu Royal Hotel, Golden Lane, 8. Tél. : 00 353 1 898 29 00. Autour de 200 € la nuit. www.radissonblu.ie/royalhotel-dublin.

 

Nos bons plans

 

 

Retro, la boutique tendance du vintage. (Ph: DR)
Retro, la boutique tendance du vintage. (Ph: DR)

 

Faire son shopping sur Grafton Street.

Déjeuner en terrasse chez GBK (14, South William Street. Tél. : 01 679 0537)

Dîner au très branché restaurant Le Pichet (14-15 Trinity Street. Tél. : 01 677 10 60)

Utiliser Dublin Bike (le Vélib' irlandais) avec écran explicatif en français.

Acheter une tenue vintage chez Retro, LA boutique tendance (Georges Street Arcade).

Prendre un bain de foule au Trinity College pour voir le Livre de Kells.

Guetter l'apparition d'un phoque dans Liffey River.

Prendre le dernier verre chez Anseo, bar alternatif. Séquence sonore de très bon niveau. 18, Camden Street Lower. (Tél. : 01 475 13 21).

 

PRATIQUE

 

Y aller

Avec Aer Lingus depuis Roissy (moins de 2 h). Décor de la cabine aux couleurs de l'Irlande. Prix à partir de 67 € TTC l'aller-retour. Tél. : 0821 230 267 ou www.aerlingus.com Aussi : www.easyjet.com et www.ryanair.com

Tout savoir

Office de tourisme de l'île d'Irlande. Tél. : 01 70 20 00 20.

Guide

« Un grand week-end à Dublin » (Hachette, 10,75 €), « Dublin Cartoville » (Gallimard, 8,40 €), Le Guide du routard Irlande (12,90 €).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article