Dorin débloque le compteur des Bleus

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La biathlète Marie Dorin, à l'arrivée du sprint des Jeux de Vancouver, le 13 février 2010

La biathlète Marie Dorin, à l'arrivée du sprint des Jeux de Vancouver, le 13 février 2010/SIPA

VANCOUVER2010 - La biathlète, 3e du sprint, apporte à la France sa première médaille...

Les biathlètes français maîtrisent parfaitement la mécanique olympique. Dès la première course, ils réalisent un classique des JO en dégoupillant une médaille là où on ne l’attendait pas vraiment. Dans une équipe féminine emmenée par Sandrine Bailly, c’est la petite dernière de la bande, Marie Dorin qui s’est illustrée, en décrochant le bronze. Au passage, la Lyonnaise de 23 ans débloque dès le premier jour le compteur des Bleus.
 
Un scénario à peine croyable pour la jeune fille, persuadée qu’elle terminerait au-delà du podium une fois sa course terminée. Lorsqu’elle a présenté ses tâches de rousseurs devant les micros, Marie Dorin souriait à jusqu’au bonnet. Puis la course avançant, la Française a vu les noms de ses adversaires défiler derrière elle. Jusqu’à ce que l'annonce de sa troisième place fasse le tour du clan. C’est Julie Carraz-Collin, la remplaçante des Bleues, qui l'officialise en lui tombant dans les bras. Les coachs l’embrassent, Fabien Canu accourt. Le clan français fête déjà la médaille de cette jeune fille, présente dans le groupe depuis moins de deux ans.
 
«Deux de tension»

 
«Comme toujours, des outsiders ont moins de pression que d’autres. Et ils en profitent, analyse Fabien Saguez, le DTN du ski français. Marie, c’est une rigolote. Elle est calme tranquille et ne s’affole pas.» Voilà ce qui lui permet d’avancer à grands pas. Très douée au tir (elle a réussit un sans faute, samedi), elle s’est surprise sur les skis pour réaliser son coup d’éclat. Depuis son arrivée, au Canada, elle ne s’est jamais laissée dépasser par l’événement. Du moins en apparence. «Vu de l’extérieur, Marie, est une tranquille mais elle était bien tendue, trahit sa copine, Carraz-Collin. Quand elle n’est pas sur le skis, elle a toujours deux de tension. Mais après, sur les skis, on ne la reconnaît pas.» La délégation française a fait sa connaissance, comme ça.

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