Descente chez des militants en marge du sommet de Copenhague

Publié le par actu

Des policiers danois sortent du Bella Center, où se tient le sommet de Copenhague, le 2 décembre 2009.
Des policiers danois sortent du Bella Center, où se tient le sommet de Copenhague, le 2 décembre 2009./KELD NAVNTOFT/EPA/SIPA
SOCIETE - Les quelque 300 policiers danois présents sur les lieux n'ont interpellé personne...
La police danoise fait tout pour prévenir d'éventuels débordements en marge du sommet de Copenhague. Elle a effectué dans la nuit de mardi à mercredi une descente dans un bâtiment de la ville où des militants étrangers passaient la nuit et saisi du matériel pouvant servir à des actes de désobéissance civile. La police n'a pas précisé la nature du matériel confisqué ni les détails de cette opération durant laquelle elle n'a procédé à aucune interpellation.

Les forces de l'ordre danoises, qui ont mobilisé la moitié de ses effectifs pendant la durée de la
conférence des Nations unies sur le climat, craint des débordements de la part de groupuscules, en marge des manifestations prévues à la fin de la semaine et lors de la venue des chefs d'Etat, le 18 décembre.

Une action «disproportionnée» pour les ONG

Pour Tannie Nyboe, porte-parole du groupe Climate Action Justice, cette action «disproportionnée» «donne une mauvaise image du Danemark, qui a envoyé 300 policiers en tenue de combat, réveillant en pleine nuit une centaine de visiteurs étrangers de notre mouvement et d'autres ONG». Ce dortoir, situé à Noerrebro, quartier populaire de Copenhague, est «gratuit, ouvert à tous ceux qui ne peuvent pas payer une chambre d'hôtel», a-t-elle précisé.

La police a saisi, selon elle, «des outils utilisés pour mettre en état le bâtiment, des échelles destinées à placer des détecteurs anti-incendie, des affiches et des guides pour les visiteurs prodiguant des conseils pendant les manifestations». Ce lieu perquisitionné «n'abrite pas» des locaux de réunion de Climate Action Justice ou d'autres groupes, a-t-elle ajouté. «Nous avions eu une réunion avec la police où nous avions indiqué à quoi il allait servir. Il suffisait qu'elle nous appelle pour le confirmer, au lieu de faire cette action de force inutile et désagréable pour nos invités», a jugé Tannie Nyobe.
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