Crash de l'avion présidentiel polonais: Suivez les dernières évolutions de la situation

Publié le par actu

Le chef de l'Etat polonais par intérim, Bronislaw Komorowski, s'agenouille devant le cercueil du président défunt Lech Kaczynski, à l'aéroport de Varsovie, le 11 avril 2010.
Le chef de l'Etat polonais par intérim, Bronislaw Komorowski, s'agenouille devant le cercueil du président défunt Lech Kaczynski, à l'aéroport de Varsovie, le 11 avril 2010./AFP PHOTO / JOE KLAMAR
INTERNATIONAL - Le corps du président Kaczynski est présenté aux Polonais ce mardi, celui de sa femme est rapatrié...

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DERNIERE INFO - 10h35: Le corps de l'épouse du président polonais est arrivé en Pologne.

Les funérailles du président polonais Lech Kaczynski auront lieu pendant deux jours: une cérémonie nationale est prévue samedi, l'enterrement du couple présidentiel aura lieu dimanche, a annoncé mardi Jacek Sasin, directeur adjoint de la présidence. «Le lieu où reposera le couple présidentiel a déjà été choisi par la famille, mais ne peut pas être annoncé pour l'instant», a ajouté Jacek Sasin.

A Varsovie, une foule s'est massée tôt ce mardi matin devant le palais présidentiel pour attendre l'arrivée du cercueil de l'épouse du président Lech Kaczynski, Maria Kaczynska, qui doit être exposé au public mardi avec celui du président. La dépouille de Maria Kaczynska est arrivée ce mardi à 10h35 à Varsovie par avion de transport militaire en provenance de Moscou. Le corps de la Première dame a pu être identifiée lundi grâce à son alliance gravée, avait indiqué à Moscou la ministre polonaise de la Santé, Ewa Kopacz.

En parrallèle, à Moscou, près de la moitié des corps des 96 personnes tuées dans l'accident d'avion de samedi ont été formellement identifiés par des proches des victimes, a annoncé le ministère russe de la Santé.

 

 

Trois jours après l'accident, des questions surgissent sur des pressions qu'auraient pu subir les pilotes de la part de la délégation à bord pour atterrir malgré le mauvais temps. «En l'état actuel de l'enquête, il n'y a pas d'informations en ce sens», a déclaré lundi à la presse le procureur général de Pologne, Andrzej Seremet. Il a néanmoins ajouté que les experts étudieraient les bruits de fond de l'enregistrement des conversations des pilotes afin de déterminer s'il n'y a pas eu «de quelconques suggestions à l'adresse des pilotes».

Précédent géorgien

Il répondait à la question d'un journaliste sur d'éventuelles pressions qu'auraient pu subir les pilotes de l'avion de la part de la délégation polonaise pour atterrir, malgré de mauvaises conditions météorologiques pour arriver à temps à des cérémonies prévues à Katyn. La question posée par le journaliste n'est pas sans fondement, compte tenu d'un précédent.

En août 2008, en pleine guerre russo-géorgienne, Lech Kaczynski, accompagné de cinq autres dirigeants centre-européens voulant comme lui se rendre à Tbilissi pour soutenir les Géorgiens, a ordonné au pilote d'atterrir directement dans la capitale géorgienne. Or, le plan de vol prévoyait un atterrissage en Azerbaïdjan, afin d'éviter le survol du territoire en guerre. Un adjoint du président est alors venu dans le compartiment de la presse situé dans la partie arrière de l'avion et a lancé: «On atterrit à Tbilissi, le président en a donné l'ordre. Il est le chef suprême des armées.»

Un «pilote ne devrait pas être un lâche»

Le pilote, après consultations avec son supérieur direct à Varsovie, a refusé d'obtempérer. Finalement, la délégation a atterri en Azerbaïdjan avant de se rendre en Géorgie par autobus. De retour en Pologne, le président a considéré qu'un «pilote ne devrait pas être un lâche», avaient à l'époque rapporté des médias polonais. Un député conservateur avait même exigé une enquête judiciaire contre le pilote, mais le parquet a classé l'affaire.

«S'il y a eu des pressions sur le pilote, par exemple de la part du commandant en chef de l'armée de l'air qui se trouvait à bord, il sera possible de trouver ces informations grâce aux enregistreurs placés dans la cabine», a déclaré à la radio Grzegorz Sobczak, rédacteur en chef de Skrzydlata Polska (Ailes de Pologne), revue consacrée à l'aviation. «Je peux quand même imaginer que le pilote ressente une pression, sans qu'elle soit exercée de l'extérieur. Il transportait une délégation pour des cérémonies importantes», a-t-il ajouté.

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